Charles Michel: comprendre l'action militaire en Syrie, mais plaider pour une solution politique

Au micro de la RTBF, le Premier ministre a condamné, dès samedi midi, l’utilisation des armes chimiques par Bachar el-Assad: "C’est absolument écœurant" a-t-il déclaré, ajoutant que cette pratique est contraire au droit international. "Par conséquent, nous comprenons bien les actions entreprises par les Américains, les Français et les Britanniques. C’est l’occasion de montrer qu’une ligne rouge a été franchie par l’utilisation des armes chimiques."

Sur le plateau du 19h30, le Premier ministre a répété soutenir l’opération. "Nous l’avons dit à l’Otan cet après-midi. Il est évident que lorsque l’on dit que l’on comprend (les frappes), il y a une sorte de soutien qui est exprimé."

La solution doit être politique

Mais l’essentiel pour Charles Michel, est maintenant d’éviter l’escalade et de s’inscrire dans une dynamique politique. "Il faut donner une chance à une transition pour aller vers la paix et la stabilité."

Le Premier ministre en appelle "à la reprise d’une action politique, car l’action militaire et toujours l’échec d’une action politique." Il est important, conclut-il, que dans le cadre des Nations-Unies, devant le Conseil de Sécurité, il y ait "des capacités de dialogue pour déboucher sur une solution politique".

Charles Michel pense qu'il faut tirer les leçons du cas libyen "où des options ont été prises sans la mise en place d’un suivi permettant d'amener à la stabilité du pays".

Il a également confirmé la déclaration de Didier Reynders selon lequel la Belgique avait bien été avertie de l’imminence d’une action en Syrie peu avant les frappes. 

 

 

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