Charles Michel aspergé de mayonnaise au Cercle de Wallonie (vidéo)

Les manifestantes (au nombre de quatre) portaient des t-shirts portant les slogans: "Quel social sur vos frites?", "Michel Dégage!". Elles ont été emmenées par le service d'ordre.

Le Premier ministre avait une chemise de rechange dans sa voiture. Il a donc pu se changer et a pris la chose avec humour, s'excusant de "sentir un peu la mayonnaise".

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Charles Michel aspergé de mayonnaise au Cercle de Wallonie © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA
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Charles Michel aspergé de mayonnaise au Cercle de Wallonie © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

"Frites sauce austérité"

Dans un communiqué, le mouvement des LilithS a affirmé que "le modèle social est détruit au nom d'une compétitivité absurde qui laisse le bien-être de la population à la porte des ministères".

"Au peuple belge on ne laisse que les frites sauce austérité. C'est pourquoi nous jetons à leur visage le symbole d'une Belgique qu'ils démantèlent", ajoutent ces militantes. "La Belgique se portait mieux sans gouvernement. Michel dégage", lancent-elles, en prévenant: "Nous sommes multiples. Nous surgirons de l'espace public dans vos sphères de pouvoir chaque fois que cela sera nécessaire".

Les auteures relâchées, pas de plainte

En milieu d'après-midi, on apprenait que les auteures de cette opération de protestation à base de frites-mayonnaise avaient été relâchées. Beau joueur, Charles Michel a en effet décidé de ne pas porter plainte. 

Avant cela, le Premier ministre avait pu tenir son discours dans une ambiance plus sereine, arguant notamment que son gouvernement "est authentiquement social".

Les quatre activistes de LilithS interpellées et identifiées avant d'être relâchées

Les quatre activistes de LilithS, ont été interpellées et identifiées par la police avant d'être relâchées immédiatement, a indiqué lundi soir la porte-parole de la police locale de Namur, Laurence Mossiat.

"Leur véhicule a été intercepté à la sortie du Cercle de Wallonie. Ces femmes n'ont pas été privées de liberté étant donné qu'il n'y a pas de plainte judiciaire. Le Premier ministre n'a pas souhaité déposer plainte et le Cercle de Wallonie n'en avait pas émis l'intention en début d'après-midi. Il est possible que le Cercle de Wallonie le fasse plus tard pour d'éventuelles dégradations", a précisé Laurence Mossiat.

La police a dressé un rapport administratif à la suite de l'incident. Si une plainte était déposée, le parquet de Namur pourrait exiger que ces femmes soient entendues selon la qualification retenue.

@julienvlass avec RTBF

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