"Charleroi, c'est vraiment le dégât politique", dit R. Aernoudt

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Le parti populaire, crée par Rudy Aernoudt et l'avocat Mischael Modrikamen, tenait son premier meeting vendredi soir à Charleroi. Ils avaient présenté leur manifeste il y a deux mois, un manifeste très à droite de l'échiquier politique belge.

Mischael Modrikamen et Rudy Aernoudt ont réuni pour la première fois leurs militants dans une ancienne forge, à Charleroi. La salle était petite, mais pleine.

L'atmosphère industrielle et le lieu n'ont pas été choisis au hasard. Rudy Aernoudt s'explique : "Charleroi, c'est quand même un endroit mythique d'abord dans le sens positif : il y a 100 ans Charleroi était la deuxième région, la plus riche du monde. Mais c'est aussi un symbole dans le négatif parce que Charleroi, c'est vraiment l'exemple du dégât politique. Il suffit de regarder le paysage. Il suffit de faire référence au fait qu'un enfant sur six vit dans une famille où ni papa, ni maman ne travaillent. Donc c'est vraiment le dégât politique et c'est ce qu'on veut changer".

Le parti populaire joue la carte de la mauvaise gouvernance et du renouveau politique. Il critique donc une Belgique qu'il estime devenue ingérable à cause de la mainmise des partis traditionnels sur le pouvoir.

Côté remède les orateurs évoquent entre autre une baisse des impôts, la limitation dans le temps des allocations de chômage, la lutte contre l'insécurité et le renforcement "du socle de belgitude parmi les populations immigrées".

Mais actuellement l'heure est à la chasse aux militants. "Nous avons décidé de mailler le pays et nous avons instruit ce que nous appelons des délégués. Ces délégués vont être nommés pour toutes les localités de Belgique ou pour les professions", précise Mischael Modrikamen.

Avec un objectif en vue : les élections fédérales de 2011. Le parti compte actuellement 550 membres en ordre de cotisation.

 

B. Hupin

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