"Charge administrative titanesque": surchargés de travail, des directeurs d'écoles lancent un cri d'alarme

"Le métier de directeur d'école est très exigeant et il peut être frustrant de ne pas avoir assez de temps à consacrer au volet pédagogique de son métier", souligne lundi le cabinet de la ministre de l'Education en Fédération Wallonie-Bruxelles Marie-Martine Schyns, en réponse à la lettre ouverte publiée dans La Libre Belgique par 400 directeurs, dénonçant les charges administratives. Contacté par Belga, le cabinet dit entendre ces difficultés et rappelle que des mesures ont été prises dans le cadre du Pacte pour un enseignement d'excellence pour tenter de répondre à cette problématique.

Dans La Libre Belgique, les 400 directeurs de l'enseignement libre catholique lancent un cri d'alarme face à la "charge administrative titanesque et en expansion qui grève leur métier, les empêche de gérer convenablement leur école, et cela au détriment direct des élèves".

Ils réclament dès lors qu'une plus grande autonomie soit laissée aux établissements. "Or, si une telle autonomie fait bien partie des objectifs de la réforme du Pacte d'excellence, la succession actuelle de réformes et de nouveaux décrets produit l'effet contraire et conduit à une situation dramatique", regrettent-ils, pointant notamment le nombre de burn out grandissant et le turnover dans les équipes de direction.

Aide administrative

En réponse à leur lettre ouverte, le cabinet de la ministre de l'Education indique que certaines avancées ont été enregistrées dans le cadre du Pacte d'excellence. Une aide administrative a ainsi été affectée aux directeurs dans le fondamental. Les directions vont par ailleurs recevoir des ordinateurs. "Cela va permettre de renouveler l'ensemble du parc d'ordinateurs sur quelques années", note le cabinet.

Toujours dans le cadre du Pacte d'excellence, des plans de pilotage vont progressivement être rédigés par toutes les écoles, qui pointeront les forces et faiblesses avant de se donner les moyens de s'améliorer. "Bien que cela comporte une dimension administrative, on est au coeur de l'éducatif et du participatif. Un élan collectif est redonné à l'établissement", estime encore le cabinet.

Des assouplissements ont également été décidés dans le cadre du décret "Titres et fonctions" (visant à faire coller les compétences aux besoins d'une fonction, ndlr), laissant ainsi plus de souplesse et de latitude aux directions pour les engagements d'enseignants.

En outre, la ministre Marie-Martine Schyns vient d'obtenir du gouvernement, début mai, le financement de conseillers en prévention (pour la sécurité incendie, le bien-être au travail, les intrusions violentes,...), avec une mise en application prévue au 1er janvier.

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