Chambre: plus d'un tiers des députés francophones sont des suppléants

Chambre: plus d'une vingtaine de députés francophones sur 62 sont des suppléants
Chambre: plus d'une vingtaine de députés francophones sur 62 sont des suppléants - © Tous droits réservés

Vingt-deux députés francophones sur les 62 que compte la Chambre siègent parce qu'ils sont suppléants. Ce phénomène touche tous les partis et toutes les circonscriptions.

22 suppléants, 26 rotations pour 62 sièges attribués au francophones. Le constat n'est pas neuf : Herman De Croo lorsqu'il était encore président de la Chambre, estimait que l'assemblée allait devenir une chambre de suppléants.

Plus bel exemple : le PS qui compte aujourd'hui 12 suppléants sur 26 élus.

D'abord, il y a la règle qui impose qu'un élu qui devient ministre cède son siège à un suppléant. Lors des dernières législatives en 2010, des ministres régionaux ont aussi été élus. Des suppléants les ont donc remplacés.

Certains sont décédés comme Patrick Moriau. Il y a aussi des départs comme celui de Thierry Giet pour la Cour constitutionnelle.

À chaque fois, il faut les remplacer. Il y a aussi les cas particuliers ou amusants comme celui de Rachid Madrane. Il est devenu député fédéral via la suppléance avant de devenir secrétaire d'État à la région bruxelloise et d'être remplacé à son tour à la Chambre par un suppléant.

Et à l'avenir, il y aura quelques changements: en 2014 par exemple. Comme les législatives et les régionales seront couplées, plus aucun candidat ne pourra se présenter des deux côtés, ça limitera quelque peu le nombre de suppléants.

Marc Sirlereau

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