CGSLB: "On a peur que Lutgen ait pissé face au vent et qu'on soit éclaboussés"

"Excusez-moi d'être trivial mais on a un peu peur que Lutgen ait pissé face au vent, et à un moment, on est éclaboussé". Cette comparaison très imagée de la décision du président du cdH de "retirer la prise" des coalitions formées avec le PS, c'est celle que fait Christian Lochet du syndicat libéral CGSLB.

François Heureux envisageait effectivement dans Jour Première les réactions du monde du travail, syndicat et patronat après l'annonce de Benoît Lutgen de vouloir former des majorités sans le PS. Et côté travailleurs, visiblement, l'inquiétude est grande, même au syndicat libéral: "Pour un syndicaliste, on juge sur pièce. Et la CGSLB n'a pas été derrière tout le projet de droite du gouvernement, peu favorables aux travailleurs. Ici, nous avons peur d'une complexité de remise en route de la Wallonie. C'est bien si on en sort très vite, mais il y en a d'autres qui ont tiré des prises au fédéral, et ça a duré 541 jours. C'est pour ça qu'on a peur."

Mauvaise surprise pour les indépendants

A l'Union des Classes Moyennes, on parle aussi de mauvaise surprise: "Pour les indépendants, ça a été pris comme une mauvaise nouvelle, plus porteuse de risques que d'espoirs, a expliqué Thierry Evens de l'UCM. On est devant un risque de crise politique. On ne fait pas de politique, nous, on a besoin de stabilité et de sécurité, et de politiques qui vont au bout. Il y a eu un bon travail, sur les aides à l'emploi, par exemple, et on craint qu'il ne faille tout recommencer".

A l'Union Wallonne des Entreprises, on est un peu plus enthousiastes, tout en restant prudent: "Les entreprises ne craignent pas le changement mais se posent des questions, a détaillé Vincent Reuter. Elles ne craignent évidemment pas le programme économique du MR, mais avec une coalition à trois ou quatre, qu'est-ce que ça va donner?"

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