CESS, CE1D... De l'administration aux classes, le parcours à risques des épreuves certificatives

Le parcours à risques des épreuves certificatives.
Le parcours à risques des épreuves certificatives. - © FREDERICK FLORIN - AFP

Comment les épreuves certificatives arrivent-elles dans les écoles ? Quel est leur parcours, de la conception à leur arrivée dans les établissements scolaires ?

Les personnes concernées sont nombreuses. Des conseillers pédagogiques conçoivent d'abord ces examens. Ils sont ensuite envoyés à l'impression avant d'être dispatchés vers des écoles qui servaient de lieux de dépôt.

Une fois stockés, les directions viennent chercher les épreuves. Il n'est pas nécessaire que ce soit le directeur ou le préfet qui s'y rendent : ils peuvent déléguer. Pour certaines écoles, c'est l'économe; pour d'autres, le proviseur.

En un lieu "plutôt sûr"

Les documents sont disponibles à partir du 5 juin, soit 10 jours avant la première épreuve. Et pour les obtenir, chaque école a un code. Les examens lui sont remis en échange de celui-ci.

Une fois leur possession, les écoles placent les examens en lieu "plutôt sûr", au secrétariat ou dans le bureau du directeur de chaque établissement.

Aucune des personnes contactées ne parle toutefois de coffre-fort. Il nous a aussi été précisé que les documents ne devaient pas à être ouverts préalablement. C'est du moins la règle en principe. Mais il est possible d'y contrevenir.

Une fuite bien organisée ?

Mais des fraudes ou dérives sont toujours possibles. Apparemment, lorsqu'on remet les examens aux représentants des écoles, celles-ci ne sont pas vraiment contrôlées. On ne vérifie pas nécessairement quel est son statut dans l'école par exemple.

De manière générale, les directeurs et préfets contactés estiment néanmoins, sans réelle surprise, que les fuites ne peuvent venir de chez eux... Et certains de plutôt penser à une fuite bien organisée vu que presque toutes les épreuves du secondaire ont été touchées. L'enquête le dira peut-être.

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