CESS : aura-t-on bientôt en Fédération W-B un bac comme en France?

La déclaration de politique communautaire prévoit en tous cas d'élargir cette épreuve aux français, mathématique, sciences, et langues modernes. Au cabinet de la ministre, on parle bien de l'idée d'un "bac", à terme. Mais on en est encore loin, précise Philippe Delfosse, du service de l'inspection de l'administration générale de l'enseignement : "La difficulté majeure chez nous c’est de voir si l'on organise un seul CESS par discipline, par exemple pour le cours de mathématique. Tout en sachant que dans la pratique, avec les différentes options, les élèves peuvent aller de 2 heures à 5, 6 ou 7 heures de mathématique par semaine".

 

La multiplicité des options rend donc difficile l’organisation d’une épreuve commune. Elle risque d'être trop facile pour les uns et trop difficiles pour les autres. Dominique Lafontaine, professeur en sciences éducatives à l'ULg abonde dans le même sens : "En France, il n'y a pas qu’un bac, il y a une multiplicité de bacs, spécifiques à la filière dans laquelle l'élève se trouve".

Pacte d'excellence

Alors pourquoi ne pas faire la même chose chez nous? "Le bac en France est très, très couteux. Donc la question sera : les moyens qu'il faut dégager en valent-ils réellement la peine ?" demande Dominique Lafontaine.

Du côté du cabinet, on précise que la réflexion est menée dans le cadre de l'élaboration du pacte d'excellence, qui devrait être finalisé courant 2016.

A.L. avec Daphné Van Ossel

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