Certains médecins pratiquant l'IVG favorables à la réforme de l'interruption volontaire de grossesse

La Commission justice de la Chambre prendra-t-elle une décision concernant la réforme de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) ? Pouvoir avorter jusqu’à 18 semaines de grossesse plutôt que 12 et avoir un délai de réflexion de 2 jours à la place de 6, et aucune sanction pénale en cas d’infraction, sont des mesures attendues par des médecins pratiquant l’avortement. C’est le cas de Julie Verbist : "Cela permet de lutter contre l’hypocrisie qu’il y a aujourd’hui, à savoir que quand on dépasse les 12 semaines, on est obligés d’aller en Hollande ou en Angleterre. Cela reste possible, mais le budget n’est pas le même. On est à 1000 euros l’intervention, quelque chose comme ça", déclare-t-elle.

En cas de changement de loi, les médecins devront se former aux techniques d’IVG avancée. L’organisation devra elle aussi changer. Le docteur Dominique Roynet plaide pour l’ouverture de centres spécialisés. "Il faut savoir que les grossesses plus avancées s’interrompent dans une forme d’anesthésie qui nécessite que les patientes aient un temps de repos sur des lits transportables. Tout ça n’est pas concevable dans les maisons telles que nous les avons actuellement où on fait des interruptions de grossesse", souligne Dominique Roynet. 

L’absence d’alliance gouvernementale est une occasion rêvée pour ces militants qui espèrent le changement. "Il ne faut pas que le gouvernement se mette en place. On se met d’accord ensemble pour éviter de parler de ce sujet qui est tabou, pour certains. Et donc, on évite de faire tomber un gouvernement là-dessus et on est reparti pour un tour d’horloge de quelques années", ajoute-t-elle.

Reste à savoir si le vote aura bel et bien lieu ou si ce dossier épineux sera une nouvelle fois reporté.

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