Certains gardiens de la paix bientôt promus policiers?

Les gardiens de la paix auront bientôt une promotion?
Les gardiens de la paix auront bientôt une promotion? - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Le gouvernement aimerait transformer certains gardiens de la paix en agents de police. Moyennant une formation de six mois, ils changeraient donc d'uniforme mais les syndicats de policiers sont unanimes pour dénoncer le projet. Mais en quoi consiste vraiment cette fonction de gardiens de la paix et est-elle éventuellement compatible avec le métier de policier?

On les croise un peu partout, ils sont facilement reconnaissables à cause de leur veste mauve. Leur mission, c'est de rassurer les citoyens aux abords des parcs ou des écoles, grâce à leur visibilité constante. Il s'agit de prévention essentiellement et donc à priori rien à voir avec le métier d'agent de police. Le gouvernement souhaite pourtant leur donner la possibilité de passer du mauve au bleu. Une promotion qui ne plait pas aux syndicats de police.

Tout de mauve vêtus, ces deux gardiens de la paix patrouillent ensemble sur le territoire de Woluwe-Saint-Lambert. Ils sont là pour surveiller les parcs, les voiries et se faire voir.

"Notre mission consiste à se balader dans la commune et à vérifier que tout se passe bien dans les rues et dans les parcs, surtout dans les parcs à la sortie de l’école, voir que les jeunes ne détériorent pas les parcs, ne consomment pas des drogues et aussi sécuriser les abords des écoles", explique l'un deux.

Des gardiens de la paix, il en existe quatorze à Woluwe-Saint-Lambert, 1800 dans toute la Belgique. La fonction demande peu de qualifications mais un gardien de la paix ne peut pas espérer une évolution de carrière. Le gouvernement a pourtant l’ambition d’instaurer une passerelle pour les agents expérimentés vers la formation de policier.

Ce qui, a priori, ne tente pas tous les agents de prévention : "Personnellement, je préfère rester préventif parce que je suis un agent de prévention qui aime bien discuter, rassurer les gens et ne pas réprimer comme la police".

Les syndicats de police se montrent plutôt critiques et ils réclament un recrutement unique et les mêmes épreuves pour tous. Eddy Lebon, du Sypol met en garde : "Ici en fait, nous retournerions à un système de la police communale où les désignations, les nominations, pourraient redevenir partisanes donc ça nous voulons l’éviter".

En attendant, nos deux gardiens de la paix continuent leur mission de prévention du côté mauve de la force.

Radia Sadani avec Grégoire Ryckmans

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir