Céline Tellier confirme de nouvelles dispositions pour mieux garantir le bien-être animal

La ministre Céline Tellier, en charge notamment du Bien-être animal en Région wallonne, a visité lundi le refuge de l'ASBL Sans Collier, à Perwez. Après s'être fait expliquer le travail de terrain mené par les responsables et les bénévoles, elle a confirmé la volonté du gouvernement wallon de renforcer la lutte contre la maltraitance animale.

Après une première lecture, le texte est soumis à la consultation des différents acteurs, et viendra ensuite devant le parlement wallon. On y prévoit notamment des sanctions plus lourdes contre les auteurs de maltraitance, un permis de détention des animaux mieux applicable dans les faits, et la possibilité pour la police de saisir temporairement des animaux maltraités.

Vers un fichier centralisé pour prouver que les futurs propriétaires ne font pas l'objet d'une sanction

En ce qui concerne le permis de détenir des animaux, il existe déjà mais, pour des raisons de protection des données, les refuges n'ont pas la possibilité de savoir si la personne qui vient chez eux pour adopter un animal fait l'objet d'une interdiction. Le nouveau système envisagé par la Région wallonne est un fichier centralisé, dont les citoyens peuvent obtenir un extrait via leur commune. Ils devront présenter ce document prouvant qu'ils ne font pas l'objet d'une sanction s'ils veulent adopter ou acheter un animal. Du côté des refuges, on espère que ce système permettra aussi d'éliminer le phénomène d'achat impulsif d'un animal, qui débouche souvent sur des abandons.

La maltraitance condamnée

Parmi les autres avancées annoncées par la ministre lundi figure la possibilité de sanctionner la tentative de maltraitance d'un animal, ce qui n'existe pas encore aujourd'hui. Les amendes concernant toute cette matière seront également augmentées. "Il faut envoyer un signal indiquant que ces actes sont inacceptables, et que les animaux ne sont pas des objets", confirme la ministre Tellier.

La possibilité pour la police de saisir temporairement des animaux en cas de maltraitance va également être rétablie. Ce n'était plus possible en Wallonie depuis la régionalisation de la matière, les policiers devant passer par un avis du bourgmestre, alors qu'ils peuvent toujours agir d'initiative - moyennant le respect de certains critères - en Flandre et à Bruxelles. "Nous sommes satisfaits de cette annonce: c'était une mesure qui était demandée par les refuges et je pense aussi par la police elle-même", commente le directeur de Sans Collier, Sébastien De Jonge.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK