Ce que la Suédoise a changé pour moi: les soins de santé

Les mesures mises en place par la ministre Maggie De Block
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Les mesures mises en place par la ministre Maggie De Block - © Montage de photos Belga

Au sein du gouvernement Michel, c'est Maggie De Block (Open Vld) qui a occupé la fonction de ministre des Affaires sociales et de la Santé publique pendant quatre ans et demi. Au cours de cette législature, le budget de l'assurance maladie était sous pression, alors que le gouvernement voulait réduire les dépenses publiques. La ministre a tenté de faire des économies, par exemple en rationalisant le réseau hospitalier et en diminuant les dépenses en produits pharmaceutiques.

Quelles ont été les conséquences pour le citoyen de quelques-unes des mesures prises en matière de santé sous le gouvernement Michel?

Prix de la visite chez le spécialiste

En 2015, des mesures sont prises afin de faire des économies dans le secteur des soins de santé. Les patients sont concernés financièrement par ces nouveautés. En particulier la visite chez le médecin spécialiste devient plus chère. Pour le titulaire d'un régime non préférentiel, le ticket modérateur (le montant de l'honoraire effectivement payé par le malade après remboursement de l'assurance maladie) est porté à 12 euros (contre 8,23 auparavant), le titulaire du régime préférentiel paie 3 euros.

Tiers payant obligatoire pour les BIM

En juillet 2015, le tiers payant devient obligatoire pour les bénéficiaires de l'intervention majorée (BIM), autrement dit : lorsque ces patients se rendent chez un généraliste, ils ne doivent pas avancer la partie à charge de la mutuelle.

Prix des médicaments

En mars 2016, un accord conclu entre la ministre de la Santé et l'industrie pharmaceutique a pour résultat de faire baisser le prix de 1305 médicaments. Une campagne incite les médecins à prescrire systématiquement le médicament le moins cher. L'économie pour les patients représente plusieurs millions d'euros.

Réintégration des malades de longue durée

Dans le but de faire des économies au budget de la sécurité sociale, le gouvernement Michel souhaitait remettre plus rapidement au travail les malades de longue durée. Un trajet de réintégration a été mis en place. A partir du moment où le médecin-conseil estime que le malade est capable de reprendre le travail, il adresse une notification au service de prévention de l'entreprise. Lorsque le conseiller en prévention-médecin du travail estime qu'un « autre travail » ou un « travail adapté » est possible, l'employeur est tenu d'établir un « plan de réintégration » ou un « rapport motivé ». Dans ce rapport, l'employeur peut éventuellement fournir des arguments expliquant pourquoi une réinsertion n'est, d'après lui, pas possible.

A défaut de plan ou de rapport dans le délai imparti, l'employeur devra payer une « cotisation de réparation » pour « compenser le surcoût pour la sécurité sociale». Pour l'employé concerné, si la médecine du travail considère qu'il peut reprendre le travail, mais qu'il ne le reprend pas sans motif valable, il sera sanctionné par une baisse de son indemnité de 5 à 10%. Cette réduction ne pourra être appliquée que pendant un mois. De plus, le montant de l'indemnité ne pourra jamais tomber en dessous du montant minimum de l'indemnité qui s'applique à sa situation familiale.

Réforme des hôpitaux

Pour rationaliser l'offre de soins, Maggie De Block a voulu réformer le paysage hospitalier en l'organisant en réseaux. A partir de 2020, il y a 25 réseaux d'hôpitaux maximum (13 en Flandre, 8 en Wallonie et 4 à Bruxelles), chaque réseau couvrant 400 000 à 500 000 citoyens. Tous les hôpitaux d'un réseau devront s'accorder afin de se répartir entre eux l'offre médicale, et aussi dans le but de limiter les investissements coûteux au sein d'établissements hospitaliers proches les uns des autres. Plus la population d'une zone géographique est dense, plus il y aura de réseaux.

La réforme des hôpitaux n'en est qu'à ses débuts, il est difficile d'en prévoir les conséquences pour les patients, si ce n'est qu'ils devront changer leurs habitudes et être plus mobiles. Au sein de chaque réseau, chaque hôpital aura sa propre zone d'expertise.  

Accouchements: séjours plus courts en hôpital

Après un accouchement, les mères belges restent en moyenne quatre jours à la maternité. Le gouvernement Michel a voulu diminuer la durée des séjours hospitaliers « inutilement longs ». La ministre Maggie De Block souhaitait en 2016 que ces séjours, sans complications, durent deux à trois jours au maximum. Des projets pilotes ont été lancés dans 6 hôpitaux afin d'étudier la faisabilité de cette mesure.

Enfants obèses

En Belgique, 20% des enfants et adolescents sont en surpoids. Cette année, le gouvernement Michel a dégagé 5 millions d'euros pour améliorer le remboursement des visites chez un diététicien : six séances prescrites par le médecin traitant seront remboursées.

Archives : 7 à la Une 03/06/2017

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