Ce que la Suédoise a changé pour moi : la mobilité

Quelles ont été les conséquences pour le citoyen de quelques-unes des mesures prises en matière de mobilité sous le gouvernement Michel ?
4 images
Quelles ont été les conséquences pour le citoyen de quelques-unes des mesures prises en matière de mobilité sous le gouvernement Michel ? - © Tous droits réservés

Deux visages se cachent derrière la mobilité en Belgique. Jacqueline Galant tout d’abord (MR), a démissionné de ses fonctions en avril 2016 suite à la révélation de documents l’accablant par l’ex-directeur du SPF Mobilité.

C’est François Bellot (MR), alors député wallon, qui est désigné pour reprendre la main. Des voitures de société aux transports ferroviaires, quelles ont été les conséquences pour le citoyen de quelques-unes des mesures prises en matière de mobilité sous le gouvernement Michel ?

Le « cash for car »

De l’argent en plus contre sa voiture de société, voilà la promesse faite par le gouvernement fédéral à l’été 2017. Concrètement, les montants varient entre 400 et 500€ nets selon le modèle du véhicule auquel on choisit de renoncer.

Du côté des entreprises, l’enthousiasme n’était que modéré. La mesure est finalement assouplie en octobre 2018 devant le manque d’intérêt de la part des travailleurs. Les travailleurs qui ne possédaient pas de voiture de société mais qui y étaient éligibles au sein de leur entreprise peuvent désormais bénéficier eux aussi de cette allocation. Le risque est que cela ne se transforme en outils d’optimisation fiscale pour les entreprises.


►►► Lire aussi : « Cash for car », une mesure fédérale qui fait « flop » ? Certains ont déjà repris une voiture


L’avancement du Réseau Express Régional (RER)

2016, 2022, 2027, 2030… la saga du RER autour de la capitale remonte à plus de 30 ans. Après des années d’immobilisme, les travaux ont été relancés en mars 2018 sur la ligne 161 (Bruxelles-Ottignies) et en février 2019 sur la ligne 124 (Bruxelles-Nivelles). Sur sa page dédiée au Réseau Express Régional, Infrabel reprend les différents travaux en cours et leur date de fin prévue.

Alors que tout est terminé côté flamand, le tronçon Ottignies – Louvain-la-Neuve ne sera mis en service qu’en 2023, celui de Watermael – Braine-L’Alleud en 2025, celui entre Lillois et Nivelles en 2029, et celui entre Rhode-Saint-Genèse et Linkebeek en 2031. Il s’agit donc d’être patient, d’autant que nous ne sommes pas à l’abri de nouveaux rebondissements sous la prochaine législature.


►►► Lire aussi : A quoi ressemblera concrètement le RER en 2031 ?


Service minimum en cas de grève

Le 22 juin 2018, les travailleurs de la SNCB étaient en grève. Mais pour la première fois, un service minimum était mis en place. Approuvé en octobre 2017, le texte impose aux syndicats de déposer un préavis au minimum huit jours avant la grève. Les agents dont la fonction est essentielle au fonctionnement de l’entreprise doivent faire savoir s’ils prendront part à l’action 72 heures à l’avance. Les effectifs disponibles sont répartis au cas par cas, tandis que l’impact sur la circulation ferroviaire est communiqué aux usagers 24 heures avant l’action.


►►► Lire aussi : Le service minimum pour la première fois sur les rails : comment ça fonctionne ?


Si la mesure a de quoi rassurer certains navetteurs, elle est particulièrement mal vécue du côté des syndicats qui y voient une atteinte au droit des travailleurs.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK