Ce que la Suédoise a changé pour moi : l’emploi et le chômage

Les conséquences pour le citoyen des mesures prises par le gouvernement Michel en termes d'emploi et de chômage.
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Les conséquences pour le citoyen des mesures prises par le gouvernement Michel en termes d'emploi et de chômage. - © BELGA

En ce qui concerne l’emploi, c’est le ministre fédéral et vice-Premier ministre Kris Peeters (CD & V) qui était à la barre sous cette législature. Il est notamment à l’origine de la loi Peeters permettant plus de flexibilité en termes d’heures supplémentaires et d’horaires de travail. Mais le gouvernement Michel a aussi été à l’origine de plusieurs mesures concernant le marché de l’emploi ou les allocations de chômage.

Si l’on se souvient du « Jobs, jobs, jobs » martelé par Charles Michel, les chiffres réels semblent difficiles à établir dans ce climat de campagne électorale. Quelles ont été les conséquences pour le citoyen de quelques-unes des mesures prises en matière d’emploi sous le gouvernement Michel ?

Fin des allocations d’insertion pour les plus de 25 ans

Les chômeurs n’ont définitivement plus la bonne humeur. Dès 2012, le gouvernement Di Rupo renomme les allocations de chômage en « allocations d’insertion ». Plus question de rester sans emploi sur une longue durée. Ces allocations sont désormais limitées à trois ans. Le stage d’insertion, durant lequel les recherches d’emploi du jeune diplômé sont évaluées, passe de 9 à 12 mois.


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Coup de tonnerre du gouvernement Michel en septembre 2015. Dès la rentrée, des milliers de jeunes se voient privés de leurs allocations. En cause, la nécessité d’avoir un diplôme de l’enseignement secondaire ou d’une formation en alternance pour y avoir droit avant 21 ans. Suppression également des allocations pour les jeunes de plus de 25 ans. Situation fermement dénoncée par les syndicats, puisqu’il suffit d’un redoublement, d’une réorientation ou d’une évaluation négative durant le stage d’insertion pour ne plus avoir droit au moindre centime.

Les flexi-jobs

Depuis le 1er décembre 2015, le secteur de l’horeca bénéficie d’un nouveau système de flexibilité. Concrètement, un travailleur engagé au minimum à quatre cinquième peut prester quelques heures supplémentaires sans être taxé, au travers de contrats à durée déterminée qui peuvent se succéder sans restriction. Un bon moyen d’arrondir ses fins de mois, particulièrement populaire en Flandre.

Si l’employeur et le travailleur devraient s’y retrouver tous les deux, les syndicats se plaignent pourtant d’un déséquilibre potentiel à l’avantage de l’employeur. Ils sont en outre persuadés qu’un tel système met en concurrence deux catégories de travailleurs. On comprend dès lors que l’extension à l’ensemble des commerces fin 2017 n’ait pas été accueillie favorablement.


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Les flexi-jobs ont malgré tout séduit plusieurs travailleurs. Ils étaient 50.000 en 2018 à travailler sous un tel régime. L’extension de la mesure aux retraités, voire aux malades de longue durée, a même été étudiée.

 

Le jobs deal

Cet ensemble de 28 mesures n’a pu aboutir complètement suite à la chute du gouvernement en décembre dernier. Concrètement, ce dernier devait combler une partie des métiers en pénurie en créant 12.500 emplois. Les chômeurs seraient davantage invités à se former à des professions concernées par la pénurie, via des primes défiscalisées.

Parmi les autres mesures, la Suédoise devait notamment revoir la dégressivité des allocations de chômage, avec des allocations plus élevées les six premiers mois, suivis d’une diminution plus rapide ensuite pour atteindre un montant fixe forfaitaire. Les demandeurs d’emploi suivant une formation bénéficieraient d’un gel de cette dégressivité. Dénoncée par les syndicats et par l’opposition, cette mesure ne s’est finalement jamais concrétisée suite à la démission du gouvernement.


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Archives : Journal télévisé du 24/07/2018

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