Ce qu'il faut retenir des accords de gouvernement en Wallonie et Fédération Wallonie-Bruxelles

Ce qu’il faut retenir des accords de gouvernement en Wallonie et Fédération Wallonie-Bruxelles
Ce qu’il faut retenir des accords de gouvernement en Wallonie et Fédération Wallonie-Bruxelles - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Lundi après-midi, après 106 jours de négociations, PS, MR et Ecolo sont parvenus à des accords pour des déclarations gouvernementales en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Synthèse des priorités politiques de chacun, la déclaration affiche des ambitions à la fois sociales, écologiques et économiques, le tout soutenu par un plan d’investissements de 4 milliards d’euros.

Voici les points clés des accords pour la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles :

Une empreinte verte au gouvernement wallon

Cette coalition Arc-en-ciel, qui dirigera les deux niveaux de pouvoir, marque le retour des écologistes au gouvernement wallon. Pour Jean-Marc Nollet, l’un des négociateurs du nouvel accord régional et coprésident d’Ecolo en campagne, les Verts ont réussi à marquer le nouveau programme wallon de leur empreinte.

Les membres des bureaux des différents partis ont pris connaissance des 2 accords dans la soirée de lundi. Ils seront finalement soumis par le PS, le MR et Ecolo à leurs militants lors de congrès de participation jeudi soir. L’objectif étant de convaincre les militants, chaque formation vantant la couleur qu’elle a su donner à l’arc-en-ciel.

Mais cette coalition signe-t-elle alors un nouveau départ pour la Wallonie ? C’est la question que posait Arnaud Ruyssen dans Ce qui Fait Débat sur La Première, à Thierry Bodson, Secrétaire général de l’Interrégionale wallonne de la FGTB et Olivier de Wasseige, Administrateur Délégué de l’Union Wallonne des Entreprises.

Réactions

Du côté de l’opposition, le cdH voit positivement la prise en compte de l’urgence climatique dans la Déclaration de Politique Régionale (DPR) ou la pérennisation de politiques lancées sous la législature précédente. Certaines absences l’inquiètent en revanche, en particulier l’assurance-autonomie chère aux centristes.

Côté PTB, le porte-parole Germain Mugemangango annonce craindre une avalanche de "politiques antipopulaires" malgré de "bonnes intentions".

Et pour l'UCM, l'accord manque de chiffres. L'organisme se dit préoccupé par un véritable "brouillard budgétaire".

Go4Circle, la fédération belge des entreprises actives dans le traitement et le recyclage des déchets trouve, elle, peut réaliste la volonté du gouvernement de mettre fin à la production de plastique à l’horizon 2030.

Sur la suppression du décret inscription, Étienne Michel, directeur général du SEGEC, le Secrétariat général de l’enseignement catholique en Communauté française et germanophone, se demande quelles seront les futures règles. Puisque le texte devrait donc être remplacé "par de nouvelles dispositions décrétales".

À la Ligue des Familles, on s'inquiète de l'absence d'évocation de la réforme des allocations familiales dans les textes. Plusieurs avancées sont néanmoins remarquées, notamment en termes de lutte contre la pauvreté infantile.

Autre ambition importante : doper le taux d’emploi en Wallonie en l’augmentant de cinq points pour le faire passer de 63,7% à 68,7% à l’horizon 2025. Un objectif convient à Olivier de Wasseige, l’administrateur délégué de l’Union wallonne des entreprises, mais il attend des précisions. Thierry Bodson partage lui aussi cet avis, mais n’est pas pour autant pleinement convaincu. Il manque, dit-il, une cellule d’anticipation économique pour mieux organiser la formation.

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