CD&V: les "déclarations dures" sur la Catalogne peuvent affaiblir la diplomatie belge

Wouter Beke, président du CD&V
Wouter Beke, président du CD&V - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le CD&V a pointé du doigt lundi les "déclarations dures" tenues ces derniers jours sur le dossier catalan et mis en garde contre un risque d'affaiblissement de la force diplomatique de la Belgique.

"Ces dernières années, la position a toujours été de ne pas importer les conflits étrangers", a indiqué le président du CD&V Wouter Beke, à l'issue d'un bureau de parti qui a abordé cette question. "Il existe en Europe des règles claires lorsqu'un autre pays demande de prendre attitude. Cette procédure est aux mains de la justice. En tant que politiques, nous n'avons pas à nous en mêler", ajoute le chrétien-démocrate flamand.

Il relève toutefois que le dialogue n'est pas favorisé par les déclarations dures en provenance de Flandre, ou plus largement de Belgique. "Notre pays a condamné la violence policière pendant le référendum, tout comme les atteintes aux lois et règlements de la part du gouvernement catalan. Dans notre pays, un juge d'instruction a libéré sous conditions (le président catalan déchu, Carles) Puigdemont. Ceci pourrait avoir des conséquences en Espagne, ce qui n'empêche pas que la justice espagnole puisse faire son travail en toute indépendance. Et cela permet aussi aux responsables politiques catalans de se préparer aux élections du 21 décembre", analyse Wouter Beke.

Il insiste sur les conséquences pour la position diplomatique de la Belgique. "Pendant des décennies, grâce à une diplomatie solide, notre pays a pu boxer dans une catégorie plus lourde que son poids ne le lui permet aux niveaux européen et international, et ainsi contribuer à des solutions. Mais toutes ces déclarations des derniers jours compliquent fortement la capacité de notre pays à tenir ce rôle de manière crédible".

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