CD&V et MR partants sur base de la note socio-économique de De Wever

Ce qu'il faut retenir de la note socio-économique de Bart De Wever
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Ce qu'il faut retenir de la note socio-économique de Bart De Wever - © Tous droits réservés

L'informateur Bart De Wever a transmis ce mardi à ses partenaires CD&V, cdH et MR une note sur son programme socio-économique pour voir si une négociation en vue de former un gouvernement fédéral peut débuter. Le CD&V et le MR ont d'ores et déjà annoncé leur adhésion à la note. La formule de centre droit a plus que jamais la préférence de l'informateur. En cas de feu vert des humanistes francophones, le Roi pourrait désigner un formateur. Le communautaire semble mis de côté, mais le transfert des compétences aux Régions, prévu au second semestre de cette année, reste encore à réaliser.

Mercredi Bart De Wever se rend chez le Roi pour lui remettre un nouveau rapport. Le président de la N-VA a communiqué une note socio-économique ce mardi à ses futurs partenaires potentiels, les trois partis qu'il voudrait voir monter avec lui dans un gouvernement fédéral, c'est à dire le CD&V, le MR et le cdH.

Ce document a pour ambition de convaincre les destinataires qu'une coalition de droite est possible.

Nos confrères de L'Echo ont pu prendre connaissance de la teneur de cette note. D'une vingtaine de pages, elle débute par une lettre adressée au roi Philippe, faisant états des divers contacts pris ces derniers jours. D'après L'Echo, l'informateur insiste sur le fait qu'aucun point ne traite de questions communautaires.

Après certains constats sur la situation socio-économique, la note proprement dite se poursuit par une liste de 10 principes, qui devraient guider la coalition gouvernementale dans l'élaboration de son éventuel accord final.

Certains points se révèlent d'une importance politique certaine: l'informateur ne propose pas la suppression de l'indexation des salaires et estime qu'il faudra revoir le mécanisme des intérêts notionnels. Il estime en outre qu'il faudra relever les niveaux des allocations sociales.

Par ailleurs, taux d'emploi (flexibilité du marché du travail, mobilité), pouvoir d'achat (allègement de la pression fiscale sur le travail, et "shifts" ou transferts, comme le souhaitent le cdH et le CD&V), compétitivité, sécurité sociale (travailler sur base du dernier rapport sur les pensions, entre autres), orthodoxie budgétaire (respecter les engagements pris par la Belgique), sécurité (avec un accent sur la lutte contre le terrorisme), vivre ensemble et gouvernance efficace sont les autres points cités dans la liste.

La CD&V et la MR partants, le cdH se réunit

Sans trop de surprises, le CD&V ne s'est en effet pas fait attendre. Il s'est dit prêt, ce mardi après-midi, à s'engager dans des négociations avec la N-VA, le MR et le cdH sur la base de la note de l'informateur royal. "Le CD&V a mené campagne en faisant passer le message que la priorité devait être accordée à la politique socio-économique pendant les 5 prochaines années et a, pour ce faire, élaboré son plan 3D. Le CD&V est satisfait de voir que les différentes composantes de ce plan 3D sont reprises dans la note de l'informateur", a-t-il expliqué dans un communiqué. "Par conséquent, le CD&V est prêt à s'asseoir autour de la table des négociations avec les 4 partis pour commencer une nouvelle phase dans le processus de formation du gouvernement", a-t-il ajouté.

Le MR s'est également dit partant pour travailler avec l'informateur dur la base de la note présentée. La note de l'informateur est une base de travail acceptable pour franchir une étape supplémentaire, y déclare-t-on. Et d'ajouter souhaiter qu'un "gouvernement de plein exercice, stable et solide" puisse être mis sur pied afin de "relever les nombreux défis auxquels notre pays est confronté".

L'informateur attend à présent la réponse du président du cdH Benoît Lutgen, qui négocie actuellement dans les Régions la formation de gouvernements avec le PS. Le parti humaniste a convoqué une réunion de bureau politique à 17 heures.

Reste à concrétiser le transfert des compétences

Le communautaire a été mis de côté : la sixième réforme de l'Etat étant sur les rails, elle se concrétise d'ailleurs le 1 juillet, dans une semaine, les Régions vont recevoir de nouvelles compétences mais elles devront encore attendre 6 mois pour obtenir les moyens de les assumer.

La transition se déroule donc en deux temps. Il y a d'abord le 1er juillet. A cette date seront transférées de nombreuses et importantes compétences du Fédéral vers les Régions.

Il y a dans ce volumineux paquet les allocations familiales, le contrôle des demandeurs d'emploi, les titres-services, les allocations d'aide aux personnes handicapées et puis une plus large autonomie fiscale et bien d'autres politiques encore. Des compétences transférées gérées politiquement par les Régions mais administrativement par le fédéral jusqu'à la fin de l'année.

Le 1e janvier 2015, les moyens financiers liés à l'exercice de ses compétences seront eux aussi transférés. Et c'est à cette date-là également que seront transférés environ 1200 fonctionnaires qui iront gonfler les administrations régionales et les organismes d’intérêt public régionaux.

En résumé dans une semaine, les Régions et Communautés auront plus de matières à gérer. Et dans 6 mois, au moins une partie des moyens humains et financiers pour y parvenir.

Bruxelles continue à négocier

Les négociateurs bruxellois ont repris leurs travaux, lundi après-midi. Au programme: les matières bi-communautaires, avec une série de nouvelles matières héritées du fédéral, prévues par la dernière Réforme de l'Etat.

Concrètement, il a été question de soins de santé et d'allocations familiales. Une des difficultés, ce sera de trouver les 300 millions d'euros nécessaires pour rester dans le cadre budgétaire évoqué.

En attendant les négociations sur les matières purement régionales, l'ambiance semble sereine. Les récents propos d'Olivier Maingain n'ont apparemment pas eu d'impact sur les négociateurs bruxellois. Ce week-end, le président du FDF a redit ce qu'il a toujours dit. Olivier Maingain souhaite toujours l'élargissement de Bruxelles. Il considère la ministre CD&V sortante, Brigitte Grouwels, comme une pro-flamande avec un discours communautaire musclé.

Les négociateurs se disent concentrés sur leur objectif : faire avancer les travaux, rapidement, et pas à pas et espèrent bien tout terminer pour le 21 juillet.

Les négociations progressent pour la formation d'un gouvernement en fédération Wallonie-Bruxelles

Elio Di Rupo et Paul Magnette, pour le PS, Benoit Lutgen et maxime Prévot pour le cdH ont reçu lundi après midi les représentants de l'enseignement. Syndicats et pouvoirs organisateurs ont pu exposer leur priorités pour l'école et rappeler surtout aux deux partis leurs promesses d'investir dans l'école, le parent pauvre dans le sud du pays.

Mais au final il n'y aura eu ni démenti ni confirmation des 300 millions d'économies à réaliser en Fédération dans les 2 ans à venir. Les syndicats ont répété qu'ils refuseraient catégoriquement toute politique d'austérité pour l'école.

Pour le reste, les négociateurs du PS et du cdH rencontrent ce mardi vers 14H30 les associations des parents et dans la foulée différents acteurs du monde de l’enseignement supérieur.

Demain mercredi, retour à Namur pour des discussions sur le cadre budgétaire.

RTBF

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