Catherine Moureaux (PS): "Je suis totalement dégoûtée du PTB"

Il y a un an, elle rêvait d’un accord avec le PTB pour un virement à gauche pour sa commune… Aujourd’hui, Catherine Moureaux est amère. Elle n’a pas digéré la "trahison" du PTB. "Ils m’ont laissée totalement dégoûtée" dit-elle.

Le soir des élections communales le 14 octobre dernier, Catherine Moureaux savoure sa victoire. Son parti (et celui de son père), le PS, conforte sa première place et gagne un siège. Elle propose alors au PTB de se mettre autour de la table, dès le lendemain. Il faut dire que le PTB est devenu le troisième parti de la commune. Il a enregistré une progression spectaculaire et passe de un à 7 sièges.

Mais rien ne se passera comme le voulait la future bourgmestre… "Ils m’ont laissée mais totalement dégoûtée de l’expérience molenbeekoise. Je ne m’attendais pas à ça !" dit-elle dans le Grand Oral. Au micro de Bertrand Henne, la bourgmestre raconte : "Aux élections, les électeurs à Molenbeek ont lourdement sanctionné tous les partis de la majorité précédente et ont donné la possibilité aux deux forces majeures de l’opposition de grandir et d’avoir la majorité. Il est complètement logique dans ces conditions que je me tourne vers eux, je le fais. Et là, excusez-moi mais le simulacre qu’il y a eu après… C’était audacieux de leur part."

Catherine Moureaux devra finalement renoncer à la coalition progressive qu’elle espérait (entre le PS, le PTB et Ecolo). Elle en est convaincue, les élus du PTB ont reçu des consignes " d’en haut ". Et ça, elle ne le digère toujours pas. "Ce que j’ai vécu là, je pense que personne ne l’a jamais vécu" dit-elle.

Le fédéral se fait attendre

Autre élection, autre potentielle coalition. Après les informateurs royaux (Didier Reynders et Johan Vande Lanotte), les préformateurs (Geert Bourgeois et Rudy Demotte) tentent de mettre en place un début de négociation entre les socialistes wallons et nationalistes flamands. S’associer avec la N-VA "moi je suis pour le ‘non’" affirme d’emblée la bourgmestre socialiste.

Elle reproche notamment à la N-VA son comportement "violent" au niveau fédéral, son attitude envers son partenaire francophone (le MR), "ils ont flingué la majorité aussi", liste-t-elle.

Autant de raisons qui font dire à la socialiste qu’un gouvernement avec le PS et la N-VA, ne serait pas une bonne chose ni pour la Belgique… Ni pour le PS.

On a appris suite aux dernières élections fédérales. On a beaucoup appris des techniques du Vlaams Belang. Je pense que si on se représente aux urnes demain, on est mieux armé qu’hier.

 

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