Catherine Fonck (cdH) à Jeudi en Prime : "Il faut vacciner les plus de 65 ans dès février"

Catherine Fonck, députée et cheffe de l’opposition cdH à la Chambre des Représentants était l’invitée de l’émission Jeudi en Prime à l’issue du Journal Télévisé, sur la Une. Médecin, elle porte un regard très critique sur la gestion de la vaccination par les autorités belges.

Plaidoyer pour accélérer la vaccination

"Ce vaccin, c’est notre chance", "Il ne faut pas se rater", Catherine Fonck pointe d’abord les retards à l’allumage de la campagne de vaccination belge. "On voit que d’autres pays vaccinent plus vite", dit-elle. "Il faut éviter un scénario à l’anglaise. Il faut commencer rapidement la vaccination des plus de 65 ans. Pour Catherine Fonck, la vaccination a effectivement débuté dans les maisons de repos, le personnel soignant va suivre. Mais pour elle, il faut rapidement cibler les plus âgés qui sont chez eux. Selon elle, chez les plus de 85 ans, 7 personnes sur 8 vivent "à la maison". Chez les plus de 65 ans, ce sont 14 personnes sur 15 qui sont chez elle. Pour Catherine Fonck, il faut vacciner ces personnes le plus vite possible, "dès le mois de février", a-t-elle plaidé.

Utiliser plus rapidement les vaccins qui arrivent en Belgique

Pour accélérer la vaccination, Catherine Fonck plaide pour qu’on utilise plus rapidement les doses de vaccin qui arrivent en Belgique. "Je constate que d’autres pays vont plus vite. On n’est pas moins capable", estime-t-elle.

Catherine Fonck propose aussi de s’inspirer de l’expérience d’autres pays qui utilisent les doses autrement que ce que le fabricant, en l’occurrence Pfizer, préconise. "Une étude montre qu’on peut aller jusqu’à 42 jours pour administrer la deuxième dose", explique-t-elle. Le fabricant Pfizer, lui, recommande d’administrer la deuxième dose 21 jours après la première.


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Pour Catherine Fonck, "il n’y a pas que les études du fabricant qu’il faut regarder, mais d’autres études internationales", plaide la députée, cheffe de file du cdH à la Chambre. Pour Catherine Fonck, il ne faut pas garder dans les frigos les vaccins destinés la deuxième dose, mais les utiliser tout de suite pour administrer une première dose à plus de personnes. "Les pays qui ne respectent pas le protocole de Pfizer le font pour aller plus vite et prendre moins de risques par rapport au virus et par rapport aux mutants", estime Catherine Fonck.

Il faut trouver un plan B avant la pénurie de seringues

La campagne de vaccination sera-t-elle freinée, faute de matériel ? Le risque est en effet présent. "La pénurie de seringues est annoncée, mais elle n’est pas certaine, entre février et mi-mars", rappelle Catherine Fonck. Pour la Députée, il faut donc un plan B, "par exemple trouver quelqu’un en Belgique qui est capable de fabriquer ces seringues de 1 ml", celles qui permettent de dégager une 6e dose de vaccin au lieu de 5, demande Catherine Fonck.


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Elle lance un appel aux forces vives du pays. Elle donne aussi l’exemple de la France et de l’Allemagne qui ont demandé à des entreprises qui n’ont rien à voir avec Pfizer de fabriquer les vaccins Pfizer afin d’augmenter les volumes produits. Ce pourrait être, selon Catherine Fonck, une piste à explorer en Belgique.

Il faut plus de tests, selon Catherine Fonck

Pour Catherine Fonck, il faut tester plus massivement et tracer le virus de manière très précise pour identifier, par exemple, les super-contaminateurs. La Députée regrette qu’il soit encore trop difficile de se faire tester. Elle recommande qu’on teste plus dans les écoles. Il faut, explique-t-elle, tester les enseignants et les élèves lorsqu’un cas est détecté, pour traquer le virus. "On peut faire mieux que ce qu’on fait aujourd’hui", dit-elle.

Enfin, par rapport aux coiffeurs, aux métiers de contact et aux autres professions qui attendent une réouverture, Catherine Fonck qu’il ne faut pas créer de faux espoirs. "Si on est de nouveau dans un moment critique, avec un risque de scénario à l’anglaise, ce n’est pas prudent", a-t-elle dit. "Plaider pour une réouverture dans ce contexte serait créer de faux espoirs", a-t-elle conclu.

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