Caterpillar: l'avenir du personnel passe par la procédure Renault

Après le coup de massue donné par la direction internationale de Caterpillar vendredi, les anciens travailleurs du site de Gosselies devront se tourner vers un nouvel avenir. Va débuter une procédure délicate qui peut être longue. La procédure Renault impose, en cas de licenciement collectif, la mise sur pied d’une cellule pour l’emploi qui doit aider les travailleurs à retrouver du travail. La réglementation relative aux restructurations prévoit également des indemnités de reclassement et des avantages à l’embauche.

Il est ici question de plus de 2200 salariés de l’entreprise qui vont se retrouver sur le carreau. Mais ce chiffre ne concerne encore que les travailleurs de Gosselies. Il grimpe à près de 6000 si l’on y inclut tous les sous-traitants.

Renault en deux phases

Mécanicien automobile, Nicolas Delhez était ouvrier chez VW à Forest. Il avait retrouvé du travail chez Caterpillar, voici une dizaine d'années. Pour lui, comme pour ses compagnons d’infortune, l'avenir passe par la procédure née de la fermeture définitive de l’usine de Vilvorde.

La procédure Renault débutera dès lundi par la première phase d’information et de consultation. S’instaure alors un dialogue entre syndicats et direction. Cette dernière est obligée de répondre aux questions des travailleurs et cela peut prendre du temps.

C’est ensuite que débutera la seconde phase, de négociation. On rentre alors dans le vif du sujet avec la discussion du plan social. La période de licenciement envisagée par Caterpillar devrait s’étaler entre avril et juillet 2017. D’autres alternatives seront sans doute abordées par les syndicats. En 2013, lors du précédent plan de restructuration, la moitié des 1400 travailleurs licenciés avaient retrouvé du travail grâce à la cellule de reconversion. 

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