Catastrophe de Buizingen : le jugement d'appel attendu dans la journée, Infrabel sollicite l'acquittement

Catastrophe de Buizingen : le jugement d'appel attendu dans la journée, Infrabel sollicite l'acquittement
Catastrophe de Buizingen : le jugement d'appel attendu dans la journée, Infrabel sollicite l'acquittement - © PAUL GEBRUERS - BELGA

Le tribunal correctionnel de Bruxelles rend son jugement d'appel aujourd’hui concernant les suites judiciaires de la catastrophe de Buizingen. Fin 2019, un premier jugement avait entraîné la condamnation du chauffeur d’un des deux trains pour n’avoir pas respecté un signal rouge ainsi que la SNCB et Infrabel pour un défaut de prévoyance en matière de sécurité du réseau.
Le 15 février 2010 deux trains de voyageurs étaient entrés en collision entraînant le décès de 19 personnes et en blessant une centaine d’autres. Tous les prévenus avaient accepté les termes du premier jugement, à l’exception d’Infrabel, gestionnaire du réseau ferroviaire.

Un procès d’appel sur requête d' Infrabel

Infrabel conteste toute faute estimant avoir fait ce qui était nécessaire en matière de sécurité du réseau. Ses avocats ont rejeté l’ensemble des fautes à l’origine de l’accident à la fois sur le conducteur qui n’a pas respecté la signalisation ainsi que sur la SNCB pour n’avoir pas mis en circulation une locomotive permettant de bénéficier du système de freinage automatique mis en place par Infrabel. Les avocats de l’opérateur du réseau ont souligné les investissements déjà réalisés en matière de sécurité et ont plaidé l’acquittement de leur client.

SNCB et Infrabel doivent mieux se concerter pour la sécurité des voyageurs

Pour le représentant du ministère public, tant Infrabel que la SNCB ont fait preuve d’un défaut de prévoyance. Le fait d’avoir plusieurs entités distinctes pour organiser le transport ferroviaire des voyageurs ne les dispensait pas de se concerter étroitement pour la sécurité des voyageurs. Il n’est pas acceptable qu’un service public digne de ce nom avec les moyens mis à sa disposition par la collectivité ne soit pas en mesure d’offrir un dispositif de circulation des trains sécurisés. Pour le procureur et les parties civiles, se renvoyer la balle entre entités juridiques n’est pas acceptable. De plus, il est apparu au fil des débats et des expertises que certains dispositifs techniques aux aiguillages permettraient de réduire le risque de collision au vu d’accidents qui se sont déroulés dans le passé. Et le ministère public de demander au tribunal de confirmer les termes du premier jugement du tribunal de police dans lequel Infrabel avait été condamné à une amende de 550.000 euros.
 

Journal télévisé 17/11/2020

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK