Catalogne: les propos de Jan Jambon sont irresponsables selon le PP espagnol

Jan Jambon se demandent: "Les membres destitués du gouvernement catalan, qu'ont-ils fait de mal?"
Jan Jambon se demandent: "Les membres destitués du gouvernement catalan, qu'ont-ils fait de mal?" - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le porte-parole du Parti populaire (PP) espagnol et vice-président du groupe Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen a regretté dimanche, dans un communiqué, les déclarations du ministre de l'Intérieur belge, Jan Jambon, à propos de la crise en Catalogne. Esteban González Pons les considère "irresponsables et dangereuses pour le maintien d'une coopération nécessaire entre Etats membres de l'Union européenne".

Le porte-parole souligne qu'un "des principes fondamentaux de l'UE est la confiance mutuelle entre Etats membres et si le ministre Jambon doute de l'impartialité et du respect de la loi de la justice espagnole, alors le ministre perçoit sans doute mal les démocraties en Europe".

Qu'ont-ils fait de mal?

Le vice-premier ministre N-VA, Jan Jambon, a exprimé dimanche de lourdes interrogations sur la façon dont le gouvernement espagnol se comportait dans le dossier de la crise catalane. Il attend de l'Union européenne qu'elle se prononce à ce sujet, a-t-il expliqué sur le plateau de VTM. "Qu'ont-ils fait de mal?", s'est-il interrogé à propos des membres du gouvernement catalan destitués et visés par un mandat d'arrêt pour avoir déclaré l'indépendance de la Catalogne. "Simplement appliquer le mandat qu'ils ont reçu de leurs électeurs. Je me pose donc des questions."

Pour le porte-parole du PPE, le parti du Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, ces déclarations ne sont pas surprenantes, Jan Jambon appartenant "à un parti nationaliste, anti-européen et contraire aux valeurs de l'UE", la N-VA. "Ce parti auquel appartient M. Jambon est connu pour ses antécédents xénophobes et à l'encontre de l'égalité entre les personnes, ainsi que pour son rejet des étrangers. Il serait donc préférable qu'il s'abstienne de donner des leçons à la démocratie espagnole dans laquelle les droits humains, la loi et l'état de droit sont respectés", conclut-il, cité dans le communiqué.

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