Cartes plastifiées sur les pare-brises: bientôt des amendes en Wallonie

Cartes plastifiées sur les pare-brises: cette fois, il y pourra y avoir des amendes
Cartes plastifiées sur les pare-brises: cette fois, il y pourra y avoir des amendes - © Tous droits réservés

« Votre voiture nous intéresse », « Si vous voulez vendre votre voiture, appelez-moi »… Le procédé est toujours le même : une carte plastifiée glissée sur le pare-brise ou au bas de la fenêtre de votre voiture garée dans la rue ou sur un parking de supermarché. Une bonne affaire pour le propriétaire d’un véhicule ? Pas toujours selon une enquête menée par l’émission On n’est pas des Pigeons en 2017.

Mais les sociétés spécialisées ne lâchent pas l’affaire et continuent leur distribution de cartes de visite. Le 20 mars dernier, nous en avons ramassé une dizaine dans une rue de Wavre, comme le montre la photo ci-dessus. Et ce n’est pas la discrète invitation à être « green » et à « ne pas jeter sur la voie publique » figurant sur certaines cartes qui changera la donne.

Depuis plusieurs années, la Région wallonne promettait d’agir en la matière. Depuis fin février, c’est chose faite dans le cadre d’une vaste lutte contre le plastique inutileLe gouvernement wallon a ainsi décidé d’interdire progressivement les emballages plastifiés des publicités et des publications papier gratuites, les confettis en plastique, mais aussi… les petites cartes plastifiées glissées sous les pare-brises des voitures.

Amendes en vue

Concernant ces fameuses cartes, les contrevenants risquent une amende administrative allant de 50 à 100.000 euros. « Les petites cartes plastifiées déposées sur les voitures stationnées sont un véritable fléau en matière de propreté publique. Ce canal de publicité est désormais interdit si les documents contiennent des messages à caractère commercial. L’interdiction ne s’applique pas aux annonces relatives à des manifestations locales et ponctuelles », précise un communiqué publié sur le site internet de Carlo di Antonio (cdH), ministre de l’Environnement. Contacté par la RTBF ce jeudi, le cabinet du ministre affirme que la publication de l’arrêté au Moniteur belge est « imminente ».

Reste à voir si la mesure portera ses fruits. Il faudra d’abord identifier les contrevenants (ce qui ne devrait pas être trop compliqué… dans la mesure où un numéro de téléphone figure sur la carte) et ensuite appliquer les sanctions. Sur ce point, comme le signale l’Avenir ce jeudi, « il en revient aux communes d’adapter leur règlement général de police afin d’être en mesure de poursuivre ceux qui refusent d’entendre raison ».

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