Carrefour: "Les Régions n'auront pas voix au chapitre s'il n'y a pas de licenciements secs"

Les Régions n'auront pas voix au chapitre dans le plan social chez Carrefour s'il n'y pas de licenciements secs, a affirmé mardi soir le ministre bruxellois de l'Emploi Didier Gosuin (DéFI).
Les Régions n'auront pas voix au chapitre dans le plan social chez Carrefour s'il n'y pas de licenciements secs, a affirmé mardi soir le ministre bruxellois de l'Emploi Didier Gosuin (DéFI). - © THIERRY ROGE - BELGA

Les Régions n'auront pas voix au chapitre dans le plan social chez Carrefour s'il n'y pas de licenciements secs, a affirmé mardi soir le ministre bruxellois de l'Emploi Didier Gosuin (DéFI). Les ministres fédéral de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) et flamand de l'Emploi, Philippe Muyters (N-VA), ont tenu des propos divergents sur le degré d'implication des Régions dans le plan social en gestation chez Carrefour et en particulier dans la proposition de prépensions à 56 ans soutenue dans un protocole d'accord conclu lundi soir entre la direction et les syndicats.

La N-VA a notamment demandé à Kris Peeters de ne pas approuver cette proposition de prépensions à 56 ans, qui constituerait selon elle un très mauvais signal et fragiliserait la politique du gouvernement fédéral visant à rencontrer le besoin de maintenir les gens au travail plus longtemps. Le ministre flamand de l'Emploi Philippe Muyters (N-VA), a quant à lui appelé Kris Peeters à adapter la législation où à céder la compétence à la Flandre. Auparavant, le cabinet du ministre Peeters avait indiqué que les Régions devraient donner un avis contraignant sur les prépensions pour les travailleurs âgés de 56 ans et plus.

L'accord des régions: un point de friction communautaire

Selon celui-ci, l'octroi d'une prépension par le biais d'une mesure appelée régime de chômage avec complément d'entreprise (RCC) exige un accord du fédéral, mais aussi désormais des Régions, en vertu de la 6e réforme de l'Etat. "Je m'étonne de ce débat entre deux formations du gouvernement fédéral. Les Régions sont compétentes pour l'outplacement en cas de licenciements secs. S'il n'y a pas de licenciements secs, elles n'auront pas d'avis contraignant à émettre et seul le Fédéral aura à se prononcer", a tempéré Didier Gosuin, interrogé par Belga. Dans un premier temps, l'accord entre la direction et les syndicats est transmis "au point focal", à savoir le ministre bruxellois de l'Emploi lorsqu'il est finalisé, a encore précisé Didier Gosuin. 

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