Carrefour : le MR invite au respect du cadre légal et des accords sociaux

Olivier Chastel, président du MR
Olivier Chastel, président du MR - © AURORE BELOT - BELGA

Le MR a invité jeudi au respect du cadre légal et des accords sociaux à propos de la restructuration de Carrefour. Le président du MR Olivier Chastel demande une "solution globale rapide".

Le cadre légal permet aux travailleurs concernés par une restructuration de bénéficier du régime de chômage avec complément d'entreprise (anciennement prépension) à partir de 56 ans, pour les années 2017 et 2018, ce qui ne les exonère pas de rester disponibles sur le marché de l'emploi.

"Un projet d'accord social sera présenté demain. Il respecte l'accord interprofessionnel", a observé jeudi M. Chastel, rappelant que le Conseil National du Travail a validé le fait que les entreprises reconnues en difficultés ou en restructuration puissent bénéficier du système de régime de chômage avec complément d'entreprise (RCC) à partir de 56 ans pour les années 2017 et 2018. Le président du MR a ajouté que ce régime entraîne certaines obligations pour les travailleurs concernés. "Chaque travailleur en RCC est soumis à un régime de disponibilité adaptée. Cela l'oblige à rester inscrit comme demandeur d'emploi et à accepter toute formation ou offre d'emploi convenable. Les travailleurs qui exercent un métier actuellement en pénurie ont donc de grandes chances de retrouver un emploi", estime-t-il.

Olivier Chastel invite les différents intervenants du dossier à la sérénité dans l'intérêt des travailleurs inquiets pour leur avenir et celui de leurs familles.

Le ministre fédéral de l'Emploi, Kris Peeters, invitera ses collègues régionaux afin de discuter avec eux des propositions formulées dans le cadre de la restructuration de Carrefour.

Des divergences d'interprétation et d'attitude à adopter sont apparues mardi entre le ministre fédéral et son homologue flamand, Philippe Muyters. Le premier avait indiqué que les Régions auraient à se prononcer elles aussi sur le contenu du plan qui, selon le protocole d'accord entre direction et syndicats, pourrait intégrer une mesure de mise à la prépension à partir de 56 ans. Le second et son parti la N-VA ont demandé à Kris Peeters de ne pas donner son feu vert à une telle mesure, estimant qu'elle fragiliserait la politique du gouvernement fédéral visant à maintenir les gens plus longtemps au travail.

Le ministre Muyters a finalement indiqué mardi soir qu'il donnera un avis négatif à l'attribution du régime de chômage avec complément d'entreprise à 56 ans dans le cadre de la restructuration de Carrefour.

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