Caroline Désir ne veut pas que les écoles ferment : "L'éducation est devenue une priorité politique nationale"

Toutes les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont désormais sous un régime de code orange adapté. Des voix insistent pour que la Belgique repasse à un confinement. Un Comité de concertation devrait annoncer des mesures plus strictes, mais qui ne devraient pas toucher le monde de l’enseignement, selon la ministre de l’Education Caroline Désir (PS), interrogée dans Jeudi en Prime. Il y a un consensus politique national pour préserver l’école : "Il y a une unanimité, y compris de part et d’autre de la frontière linguistique. Le confinement a fait beaucoup de dégâts pour notre jeunesse, que ce soit sur le plan pédagogique ou sur le plan du bien-être des jeunes".

Elle admet que, dans les écoles, "il y a beaucoup de difficultés d’ordre organisationnel, avec les cas de contaminations et les mises en quarantaines. Aujourd’hui c’est un bricolage quotidien pour les établissements et pour les directions qui doivent refaire les horaires et trouver des remplaçants. On doit leur donner la possibilité d’avoir plus de flexibilité dans la gestion de cette crise, tout en assurant au maximum la continuité pédagogique pour les élèves".

Enseignement à distance

Beaucoup d’efforts ont été faits en matière d’enseignement à distance, depuis l’expérience du premier confinement, selon Caroline Désir "mais cela ne remplace jamais un enseignant face à une classe. Les élèves ont absolument besoin de ces échanges avec leurs enseignants".

"La règle générale est la présence en classe pour tous les élèves. Mais on se rend compte que dans certains cas ce n’est tout simplement pas possible, faute d’enseignants ou d’organisation. L’enseignement à distance est un palliatif dans certains cas parce que c’est mieux que rien, cela ne brise pas la continuité pédagogique" dit la ministre.

"L’éducation est devenue une priorité politique nationale", insiste-t-elle. Elle explique qu’il y a un contact permanent avec les ministres de l’éducation des autres communautés, ainsi qu’avec les experts scientifiques : "Personne n’a raison tout seul dans cette crise, les connaissances sur le virus évoluent sans cesse et on doit s’adapter à tout cela. Dans les autres pays européens où on a durci les mesures (France, Pays-Bas, Irlande), les écoles continuent à fonctionner".

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