Carles Puigdemont voudrait que Donald Tusk joue un rôle de médiation en Catalogne

Le 1er mars 2018, Carles Puigdemont annonçait qu'il refusait de se présenter à nouveau pour la présidence catalane
Le 1er mars 2018, Carles Puigdemont annonçait qu'il refusait de se présenter à nouveau pour la présidence catalane - © JOHN THYS - AFP

L'ex-président de la Catalogne Carles Puigdemont a suggéré, dans un livre présenté mardi à la presse européenne à Bruxelles, que le président du Conseil européen Donald Tusk endosse un rôle de médiateur dans la crise catalane.

Contrairement à tout acteur politique en Espagne, dont le roi Felipe, "l'Europe s'est abstenue de tout commentaire politique" tout au long de la crise au cours de laquelle la Catalogne a réclamé par référendum son indépendance le 1er octobre 2017, constate le leader de 55 ans, exilé en Belgique depuis plusieurs mois.

Ce silence de l'Europe "lui conserve une possibilité de jouer un rôle de médiation", estime-t-il. "Il y a une personne en particulier qui pourrait jouer ce rôle, c'est Donald Tusk, c'est le seul qui s'est exprimé d'une façon très correcte jusqu'à présent".

Mise en cause de l'UE

Dans son ouvrage, Carles Puigdemont confirme sa volonté d'européaniser son combat souverainiste. "Cette crise met à l'épreuve la capacité de l'Union européenne à placer les intérêts des citoyens au-dessus des intérêts de certains États. (...) Lorsque la liberté d'expression est menacée ou l'indépendance de la justice n'est pas garantie dans l'une ou l'autre région de l'Union, tous les citoyens européens souffrent des conséquences de cette évolution", commente l'indépendantiste, en citant les cas de la Hongrie et de la Pologne.

"La crise catalane, une opportunité pour l'Europe" a été rédigé à partir d'entretiens réalisés en français par le journaliste belge Olivier Mouton, à la suite d'une commande des éditions Lannoo et Racine. Il est publié en trois langues (français, néerlandais et catalan). Jusqu'à présent, aucun éditeur ne s'est proposé pour l'éditer en langue castillane.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK