La ministre flamande des médias indignée par les photos des enfants dans la presse

"Ce n'est pas parce que ces photos sont disponibles quelque part sur un réseau social que l'on peut les utiliser et les publier", a estimé la ministre, interrogée dans l'émission "De Ochtend" de la VRT radio. "Et d'autant moins si l'on n'a pas pu obtenir l'autorisation" des proches, a-t-elle ajouté.

"Si les photos des frères et soeurs sont publiées, mais où va-t-on ? Ils vont devoir reprendre le cours de leur vie. Ce serait bien pour eux de pouvoir retrouver l'anonymat et tenter de faire leur deuil avec leurs parents. Pourquoi ces photos devaient-elles paraître dans les journaux", s'interroge Ingrid Lieten.

La ministre flamande souligne que "de nombreuses rédactions doivent faire un rééquilibrage". Elle en appelle à la "nécessaire sérénité". "La presse a un rôle important d'information. Nous souhaitons tous partager ce chagrin. Mais il y a des limites à ne pas franchir", a-t-elle commenté.

Les pouvoirs publics, de leur côté, ont ces dernières années beaucoup investi dans la reconnaissance et l'aide aux victimes, ajoute-t-elle. "Mais tout cela n'a que peu de sens si les médias ne remplissent pas leur rôle".

Ingrid Lieten reconnaît certes la liberté de la presse. "Mais les médias ont eux-mêmes édicté un code de déontologie; je leur demande de le respecter", a exhorté la ministre flamande, faisant part de son intention d'interpeller le Conseil flamand du journalisme.

Belga
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