Candidats d'ouverture: les uns s'en vont, les autres arrivent

Candidat d'ouverture: les uns s'en vont, les autres arrivent
Candidat d'ouverture: les uns s'en vont, les autres arrivent - © PAUL-HENRI VERLOOY - BELGA

François De Smet, l’actuel directeur de Myria, le Centre fédéral de la Migration, va être tête de liste DéFI à Bruxelles pour la Chambre. Il succède à Olivier Maingain qui ne se représente plus. Aujourd’hui, il se lance en politique pour changer les choses. A chaque élection, on retrouve sur les listes des représentants de la société civile. Et les partis sont toujours très fiers d’avoir été les chercher. Retour sur l’histoire récente des transferts réussis… et ratés en politique.

Certains comme Georges Dallemagne, Alain Destexhe ou Frédérique Ries sont toujours en politique. D’autres en revanche ont rapidement tourné le dos à la politique pour des raisons multiples et diverses. C’est le cas notamment de Philippe Bodson qui avait été patron de Tractebel, Carine Russo ou encore un certain Marc Wilmots… Il y a aussi des cas plus particuliers comme Sabine Laruelle qui a décidé d’arrêter alors qu’elle était ministre depuis 10 ans, par envie de faire autre chose.

Têtes brûlées

Alors se lancer en politique lorsqu’on n’est pas du sérail, suscite visiblement pas mal d’interrogations. A l’image de ce que dit François De Smet, dernier transfert du genre. « Celui qui vous dit qu’il se lance à l’aise dans le vide, qu’il quitte ses fonctions pour une candidature aux élections, certes avec des chances d’être élus mais sans aucune garantie, et quand bien même avec une exposition, dans le combat politique, avec ce qu’il a de plus beau et de plus bas, il faudrait être fou de ne pas être un tout petit peu terrifié », explique le futur ex-directeur de Myria.

Se lancer en politique, François Desmet avoue que l’idée lui a déjà traversé l’esprit à plusieurs reprises. Et, aujourd’hui, il estime que c’est le bon moment. « J’ai pesé longtemps le "pour" et le "contre". C’est un monde que je connais, dans ce qu’il peut permettre mais aussi dans ces limites, dans ces mesquineries où le paraître compte pour beaucoup. »

Faire la différence

Mais le futur ex-directeur de Myria estime que c’est une occasion formidable. « Il y a le caractère franchement intéressant de la proposition qu’on vous fait et l’envie de sortir de sa zone de confort. On se dit qu’on ne vit qu’une fois et qu’on peut peut-être faire la différence, sourit François Desmet. Il y a à la fois l’idée de pouvoir apporter quelque chose sur l’état de la démocratie aujourd’hui et sur une série d’enjeux pour lesquels je crois modestement pouvoir apporter quelque chose à mon niveau. »

François De Smet concède que la visibilité et peut-être l’autorité morale d’un directeur d’une institution comme Myria sont probablement supérieures à celles d’un parlementaire. « Mais, si on voit les choses, en termes de "où peut-on être utile", je crois que j’ai apporté ce que je pouvais à Myria et qu’il est peut-être temps pour moi de passer à autre chose. Et surtout, l’expérience que j’ai apprise à la tête de Myria et même avant, peut être utile ailleurs. »

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