C. Fonck remet son rapport: "Les accusations d'immobilisme sont inacceptables!"

Laurent Ledoux explique au Soir avoir averti la ministre que le report du trafic aérien sur la route du ring et la route Ikea n'était pas envisageable pour des raisons techniques et de sécurité. "Aucune solution technique autre que la réactivation de l’ancien virage à gauche HUL (balise Huldenberg) n’est possible à court terme, tant pour des raisons de capacité de l’aéroport que pour des raisons de sécurité aérienne et de délais de mise en œuvre. En effet, les routes existantes évoquées dans les médias (Ring et Ikea) ne permettraient pas d’absorber le volume de trafic de l’ancien virage à gauche et réduiraient de façon substantielle la capacité de l’aéroport. En outre ces routes poseraient des problèmes de sécurité importants, voire insurmontables, avec pour conséquence que toute tentative de mise en oeuvre exigerait de la part de Belgocontrol des études de sécurité substantiellement plus longues que celles nécessaires à la réactivation de l'ancien virage à gauche" : Laurent Ledoux a proposé la réactivation de la route du virage serré à gauche mais qu'il n'a toujours pas reçu de réponse de la secrétaire d’État.

Interrogée par le journal, Catherine Fonck dément toute inertie et précise que réactiver la route du virage serré à gauche nécessiterait un délai de 30 semaines alors qu'une solution doit être trouvée dans les trois mois.

Le 31 juillet dernier, le tribunal de première instance de Bruxelles avait ordonné le retour à la situation antérieure au 6 février 2014, sous peine d'une astreinte de 50.000 euros par jour.

Des accusations "inacceptables"

La Secrétaire d’Etat a réagi, rappelant le travail intensif entre son cabinet, les experts de Belgocontrol et de la Direction Générale des Transports Aériens.

Elle annonce que le rapport final demandé par le Premier Ministre lui a été envoyé ainsi qu’aux Vices-Premiers Ministres et aux co-formateurs ce lundi midi, soit, deux semaines après la décision du tribunal de première instance de Bruxelles. "Ce rapport comporte 12 pages sans compter les annexes. Il comprend une analyse juridique traitant de la portée de l’ordonnance, des explications techniques, des scenarii opérationnels des experts ainsi que des conclusions et propositions".

Catherine Fonck ne peut donc accepter de voir ce travail qualifié "d’immobilisme " par Laurent Ledoux, "d’autant qu’il concerne un dossier complexe tant sur le plan technique que sur le plan juridique". Et ajoute que sa suggestion de virage gauche en direction de la balise Huldenberg, est impossible dans le délai de trois mois imposé par la Justice car elle ne respecte pas les procédures minimales de sécurité.

"Catherine Fonck se refuse donc à brader la sécurité comme voudrait le faire Monsieur Ledoux. Au contraire, il faut travailler sur la base de données objectives", a-t-elle conclu dans le communiqué.

La balle est à présent dans le camp du gouvernement.

Avec Belga

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