C'est la rentrée du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

C'est la rentrée du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles
C'est la rentrée du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Ce dimanche 26 mai, nous avons pu choisir nos représentants à la Chambre et à la Région. Mais on n’a pas vraiment voté pour des représentants à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Alors, qui va siéger dans cette assemblée qui fait sa rentrée ce mardi 18 juin ?

La réponse à cette question n’est pas si simple.

A commencer déjà par le nom donné aux institutions. En fait, la Fédération Wallonie-Bruxelles, par exemple, n’existe pas vraiment au regard de la loi. C’est juste une façon de marquer plus fort le lien entre Bruxelles et la Wallonie. Son véritable nom, c’est Communauté Française, alors même que " francophone " aurait sans doute été plus adapté.

Comment est-elle constituée ?

Eh bien, y siègent les 75 élus francophones de la Région wallonne (donc sans les germanophones) et 19 députés bruxellois choisis parmi les francophones élus de la Région bruxelloise en proportion du poids électoral de leur liste.

Un poids réel ?

En Belgique, les décrets de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont autant de force que ceux pris en régions ou que les lois fédérales. Simplement, la Fédération a son champ de compétence : l’enseignement, la culture, la petite enfance, l’éducation permanente, l’aide à la jeunesse, la prévention santé et la presse.

Par ailleurs, parce qu’elle manque de moyens financiers, elle a délégué à la Région wallonne et, pour Bruxelles, à la Cocof certaines compétences ; par exemple, l’aide aux personnes ou l’intégration des personnes handicapées.

Elle a dû pouvoir. Mais va-t-elle le garder ?

C’est une question qui agite beaucoup ceux qui voudraient transférer toutes ses compétences aux régions. Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles y survivra-t-il ?

Jean Faniel, politologue et directeur général du Crisp à son avis sur la question " Il y a eu des débats importants au sein du monde politique francophone sur l’avenir de la Communauté française. Il est vraiment impossible de savoir si ça va continuer ainsi ou si, au contraire, le balancier va davantage peser en faveur des Régions à l’avenir. On ne peut pas dire qu’il y ait consensus là-dessus, en particulier en Flandre, qui reste très attachée à la communauté et à la possibilité de la Flandre d’intervenir sur le plan culturel et sur le plan de l’enseignement dans la Région de Bruxelles-Capitale."

En ce jour de rentrée, une information retiendra sans doute l’attention des députés. Selon les chercheurs du CERPE de l’Université de Namur, la dette de la Fédération Wallonie-Bruxelles pourrait bien exploser si elle n’est pas rapidement reprise en mains. A politique constante, elle pourrait passer de trois milliards en 1999 à près de 12 milliards dans cinq ans.

Dans Le Soir, le ministre sortant du Budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles, André Flahaut, a toute fois rassuré : la situation est sous contrôle, dit-il.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK