Burn-out: un projet pilote pour accompagner et réinsérer les personnes en décrochage

Burn-out: un projet pilote pour accompagner et réinsérer les personnes en décrochage
Burn-out: un projet pilote pour accompagner et réinsérer les personnes en décrochage - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

En novembre 2018, l'agence fédérale des risques professionnels (Fedris) démarrera un projet pilote concernant un trajet d’accompagnement de travailleurs menacés ou atteints à un stade précoce par un burn-out. Maggie De Block, ministre de la Santé publique, présentait ce nouveau projet dans Matin Première.

Ce seront des centaines de personnes qui seront prises en charge par ce nouveau projet. Principalement des travailleurs issus des secteurs des services financiers et du milieu hospitalier. L'idée centrale étant de permettre à ces personnes en souffrance de rapidement reprendre le travail.

Pendant 9 mois, Fedris prendra ces personnes en main et adaptera son travail en fonction des besoins de chaque individu et du degré de son burn-out. Pour introduire une demande, il faudra passer par un médecin traitant ou un médecin du travail qui devra confirmer le burn out. Après analyse de Fedris, le demandeur pourra choisir un intervenant dans une liste et aura droit à une à deux séances de consultation qui auront pour but de confirmer ou non le diagnostic de burn-out.

Aucun frais pour le travailleur ou son employeur

Une fois le décrochage confirmé, l'intervenant attitré débutera son accompagnement, en fonction de ses besoins et de son rythme. Des séances suivant le concept "clinique du stress et du travail" pour permettre à la personne en burn-out de s'exprimer et de pointer les causes du mal-être. Des conseils pour mieux gérer l'hygiène de vie, l'énergie, le stress et la possibilité de suivre 7 séances de soutien et d'accompagnement selon les approches psychocorporelle ou cognitivo-émotionnelle.

Un autre aspect important dans ce projet pilote est la constitution de réunion pluridisciplinaire avec, notamment, la présence d'un représentant de l'employeur et un représentant des travailleurs ou syndical choisi par la personne souffrant d'un burn-out. Cette discussion ne peut avoir lieu que si le travailleur a donné son accord pour lever l’anonymat.

Au final : cet accompagnement est censé mener à la reprise du travail ou à la réorientation professionnelle du travailleur. Fedris prend à sa charge le coût des séances, des réunions et des rapports décrits dans le trajet d’accompagnement, ainsi que les frais de déplacement du travailleur. Dans trois ans, ce projet pilote sera à nouveau évalué. 

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