Contacts sociaux, masque, quarantaine, voici toutes les nouvelles mesures annoncées par le CNS en Belgique

Le Conseil National de Sécurité, présidé par Sophie Wilmès, se réunit ce mercredi à 9h.
Le Conseil National de Sécurité, présidé par Sophie Wilmès, se réunit ce mercredi à 9h. - © POOL DIRK WAEM - BELGA

Le Conseil national de sécurité (CNS) était réuni depuis ce matin. Il réunissait les principaux ministres du gouvernement fédéral, les ministres présidents des entités fédérées et les experts au Palais d’Egmont à Bruxelles. Objectif : donner des perspectives à long terme aux Belges dans le cadre de la lutte contre l’épidémie.

Comme à son habitude, la Première ministre a pris la parole elle a d’abord fait le point sur l’évolution de l’épidémie et a ensuite annoncé les nouvelles mesures pour limiter la propagation du Covid-19. Certaines sont assouplies, d’autres sont maintenues. Les voici :

  • La bulle de contacts de 5 personnes (par mois) reste conseillée par les experts mais elle n’est plus obligatoire. Vous pouvez voir qui vous voulez mais il faut respecter les distances de sécurité et éviter autant que possible les contacts rapprochés. Si vous ne pouvez respecter les distances, portez un masque. Pour les contacts rapprochés, il est donc conseillé de les limiter à 5 personnes en dehors de son foyer et par mois. Ces contacts rapprochés sont des personnes que vous pouvez enlacer, avec qui vous pouvez manger ou boire un verre en étant proche l’un de l’autre. Les personnes avec qui vous ne maintenez pas les distances.
  • Il n’est toujours pas autorisé de voir + de 10 personnes au même endroit, au même moment (enfants non compris).
  • Dès le 1er octobre, le masque ne sera plus obligatoire à l’extérieur sauf dans les lieux extrêmement fréquentés, où les distances de sécurité ne peuvent pas être respectées. Ces lieux sont déterminés par les autorités locales. Même chose dans les lieux couverts bien déterminés comme dans les transports en commun, les magasins ou les cinémas par exemple ; peu importe leur niveau de fréquentation. Le port du masque est donc obligatoire quand les distances ne peuvent pas être garanties.
  • Création d’un baromètre de l’épidémie par les experts du Celeval. Il sera implémenté progressivement dans notre pays, au niveau national, régional mais aussi provincial. Il doit encore être affiné. Il fonctionnera sous forme de paliers. Plus la situation s’aggravera, plus des mesures de restrictions devront être prises. Ce baromètre se basera principalement – mais pas seulement – sur l’évolution du nombre d’hospitalisations.
  • Pour les événements, rien ne change pour l’instant en ce qui concerne les événements publics. Le public reste limité à 200 personnes (assises) pour les événements ayant lieu à l’intérieur et à 400 pour ceux ayant lieu à l’extérieur. Pour ce qui est des événements privés, si on en confie l’organisation à un professionnel, celui-ci pourra désormais suivre le même protocole que dans l’horeca. Ce qui signifie qu’il n’y a pas de limite au nombre d’invités (tout dépend de la capacité de la salle).

Un nouveau système de quarantaine

Sophie Wilmès annonce aussi un nouveau système de quarantaine qui sera d’application dès le 1er octobre. Le voici :

- Si vous présentez des symptômes du COVID :

Vous prenez contact avec votre médecin et vous vous isolez immédiatement pour 7 jours. Vous devrez passer un test le plus rapidement possible.

• Si le test est positif : la quarantaine continue.

• Si le test est négatif : dès que votre situation clinique le permet, vous pouvez sortir de quarantaine.

- Si vous n’avez pas de symptômes mais que vous avez eu un contact rapproché avec une personne positive.

Dès que vous l’apprenez ou que vous êtes contacté par le contact tracing, vous devez vous mettre immédiatement en quarantaine pendant 7 jours, à compter du dernier jour où vous avez eu un contact rapproché avec la personne contaminée. Il est important de seulement vous mettre en quarantaine quand vous avez eu un contact rapproché avec la personne positive.

Ensuite, vous prenez un rendez-vous pour passer un test unique au 5e jour.

  • Si ce test est positif : votre quarantaine est reconduite de 7 jours.
  • Si ce test est négatif : vous ne devez plus être en quarantaine après le 7e jour.

Ces règles démontrent bien que garder ses distances est un impératif pour éviter la quarantaine inutile, si vous n’avez pas de symptômes.

La Première ministre a aussi insisté sur l’arrivée de l’automne et de l’hiver propice aux rhumes et autres maladies respiratoires qui pourraient amener la population à confondre ces maladies avec le coronavirus car souvent les symptômes de ces maladies sont similaires à ceux du coronavirus. Pour bien les identifier Sophie Wilmès invite les Belges à se rendre sur le site www.info-coronavirus.be.


►►► À lire aussi : CNS : bientôt de nouveaux protocoles pour les événements publics


Les voyages à l’étranger

Actuellement, la quarantaine concerne les voyageurs qui reviennent de " zones orange " et de " zones rouges". À partir de ce vendredi 25 septembre, se rendre dans ces différentes zones sera fortement déconseillé, et non plus interdit afin d’établir des règles harmonisées avec le reste des pays européens.

Désormais, si vous revenez d’une "zone orange", le test Covid ne sera plus obligatoire.

Les voyageurs qui reviennent d’une "zone rouge" devront se mettre en quarantaine dès le premier jour de leur retour (pendant 7 jours) et faire un test au jour 5. Ils pourront se soustraite à cette obligation s’ils remplissent un document d’auto-évaluation qui, après analyse, les autorise à le faire.

Ces consignes ne concernent pas les personnes qui restent moins de 48 heures en zone rouge (par exemple : les frontaliers).

"Ne pas se relâcher"

Sophie Wilmès s’est exprimée sur les semaines et les mois à venir où selon elle, "notre pays bascule progressivement d’une gestion de crise à une gestion du risqueEn d’autres termes, nous apprenons à vivre en tenant compte du risque que représente le coronavirus dans notre société.

La Première ministre a aussi expliqué que la communication jouera un rôle essentiel dans la suite de la gestion de l’épidémie. Selon elle, "les autorités fédérales, régionales et communautaires doivent continuer à investir et même investir davantage dans des communications de masse et des messages ciblés".

Elle s’est également adressée aux personnes influentes dans leur communauté et aux leaders d’opinion dans les médias et les réseaux sociaux : "Nous ne demandons pas un soutien inconditionnel aux décisions prises. Le débat contradictoire est sain dans une démocratieNous insistons cependant sur le fait de profiter de chaque occasion qui vous est offerte de vous exprimer pour rappeler les 6 règles d’or lors de vos interventions".

N’oubliez pas : nous sommes la solution

Enfin, Sophie Wilmès a terminé son intervention en encourageant la population à ne pas baisser les bras dans la lutte contre le Covid-19 : "Ne tombez pas dans le piège tendu par la lassitude", a-t-elle dit. "Un relâchement généralisé entraîne inévitablement un retour à des mesures plus strictes. Il faut, au contraire, trouver en nous la force de s’adapter. Il faut au quotidien appliquer les 6 règles d’or, sans qu’elles ne deviennent un frein. Mais l’occasion de mieux vivre, malgré le virus. La gestion de l’épidémie dépend aussi de notre comportement individuel. N’oubliez pas : nous sommes la solution", a conclu Sophie Wilmès.

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