Buizingen, un an déjà, une minute de silence observée à 11h

Accident de Buizingen
Accident de Buizingen - © Belga

Il y a tout juste un an, le 15 février 2010, à 8h28, le train Quievrain-Liège percute celui qui fait la liaison Louvain-Braine-le-Comte. Une collision brutale. Un véritable drame. Le bilan est lourd. 19 morts, 170 blessés.

Une dizaine de minutes plus tard, les premiers secours arrivent sur place. Récit des premières heures après la catastrophe.

A Buizingen, vers 9 heures 30 ce 15 février 2010, ce qui frappe, en arrivant sur place, c'est le silence. Un silence plombé que seul le bruit des outils de désincarcération vient perturber.

Les premières images de l'accident sont violentes. Les wagons sont encastrés les uns dans les autres. Une vraie bouillie. Impossible de comprendre quel wagon appartient à quel convoi. On ne voit que de la tôle froissée.

A quelques mètres de cette carcasse, un groupe de personnes regarde la scène de l’accident avec effroi. Ce sont les premiers rescapés. Ils étaient passagers dans les wagons de queue. Ils ne sont pas blessés, juste choqués par ce qu'ils viennent de vivre et ce qu'ils ont vu en sortant du train.

"C'était un bruit incroyable, on ne savait rien. Oui on voit quelque chose, mais ça va si vite que tu ne sais pas quoi. Tout vole en l'air dans le wagon, des choses se détachent, des gens tombent. Le premier wagon est tout à fait démoli, dedans, on voyait les blessés, ils hurlaient, il y avait des morts aussi... C'est terrible".

Tout le monde se précipite sur son téléphone portable. La nouvelle tourne déjà en boucle sur les radios. Ils veulent rassurer leur famille, leurs amis, leurs employeurs… A quelques mètres, plusieurs véhicules de secours sont garés près d’une ouverture vers les voies. Une femme ouvre en larme les portes de toutes les ambulances  "Ma maman ! Ma maman ! Où est ma maman ? ". Un cri, des larmes qui restent sans réponse.

En contrebas, près du train, les secours dégagent les blessés les plus graves. Les blessés plus légers eux longent le convoi. Certains boitent, ils sont soutenus par d'autres passagers. Ils sont évacués vers le centre sportif de Buizingen. Comme cet homme, un bandeau sur la tête. Comme beaucoup d'autres il a l'air complètement désorienté. "Oui j'ai été blessé, mais tout le monde a été blessé à tous les niveaux. Mais je n'étais pas blessé le plus sérieusement, j'ai dû attendre les secours. Ils ont d'abord été aux endroits les plus graves. Maintenant j'attends pour aller me faire mettre des points de sutures dans un hôpital, j'ai le crâne un petit peu ouvert".

En milieu de journée, les passagers ont tous été évacués. Les secours eux s'activent encore pour dégager les dernières victimes prisonnières des tôles. Sous le regard des caméras de télévision du monde entier et des badauds qui peu à peu ont envahi Buizingen.


O. Hanrion

 

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