Budget wallon: retour à l'équilibre dès 2019?

Budget wallon: retour à l'équilibre dès 2019?
Budget wallon: retour à l'équilibre dès 2019? - © Tous droits réservés

Les grands travaux budgétaires ont commencé ce jeudi pour le Gouvernement wallon. Ils devraient s’étaler sur 2 ou 3 jours. Particularité : c’est seulement le deuxième budget de cette jeune majorité, mais c’est déjà le dernier, avant les élections de mai prochain. Et l’objectif, c’est d’accélérer la marche menant au retour à l’équilibre. Objectif aussi souvent annoncé que reporté.

L’an dernier déjà, pour son baptême du feu, la nouvelle coalition avait voulu marquer le coup sur le terrain de l’assainissement des finances publiques. MR et cdH ajoutaient 100 millions d’euros aux efforts prévus par la majorité précédente (PS-cdH) pour parvenir plus rapidement à une balance parfaite entre recettes et dépenses.

Priorité : ramener le déficit à moins 117 millions d'euros

A priori, en ratifiant le pacte de stabilité transmis par la Belgique à l’Europe, la Wallonie s’est engagée à limiter son déficit à 117 millions en 2019, pour atteindre l’équilibre en 2020. Mais le ministre wallon du Budget est partisan d’un coup d’accélérateur pour -pourquoi pas- tendre vers l’équilibre dès l’an prochain.

"L'accord qu'on a vis-à-vis de l'Europe et des entités fédérales et fédérées, c'est de ramener le déficit à moins 117 millions d'euros. C'est le premier objectif qu'il faut atteindre", a indiqué aujourd'hui Jean-Luc Crucke (MR). "Mais pas question pour arriver à cela de lever de nouvelles taxes", avait-il précisé il y a quelques jours, s’appuyant sur les engagements de la "déclaration de politique régionale".

Trouver 200 millions d'euros? 

Certains sources parlent de 200 millions d'euros à trouver.  C'est le ministre-président lui-même, Willy Borsus, qui a considéré devant notre caméra ce chiffre de 200 millions comme "fourchette la plus basse". 

Et il faudra aussi compter l'enveloppe pour la peste porcine. Les agriculteurs touchés par la sécheresse de cet été réclament "une enveloppe adaptée aux dommages économiques subis" (au moins 358 millions d'euros, selon une estimation de la Fédération wallonne de l'agriculture). 

Chez le ministre René Collin, on estime à 20 millions d’euros le coût de la crise : évacuation des animaux, frais de laboratoire, clôtures, soutien à la réorientation des éleveurs de porcs de la zone confinée qui ne pourront pas redémarrer leur activité avant 18 mois minimum, promotion de l’agriculture après crise. Mais l’Europe pourrait prendre en charge une partie. Les indemnités " abattage " des 4000 porcs sont, quant à elles, prises en charge par le fédéral et l’Europe.

Les communes et les entreprises directement touchées par la crise pourraient également réclamer un " manque à gagner ".

La coût de la sécheresse de l’été devrait également être pris en compte.

Alors où les efforts seront-ils portés, en sachant que la Wallonie revoit son train de vie à la baisse depuis de nombreuses années déjà, et qu'il est encore plus compliqué d'annoncer des mauvaises nouvelles en période électorale ?

C’est l’enjeu des négociations budgétaires qui commencent et qui ne devraient pas être indolores pour tout le monde.

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