Le budget wallon 2016 approuvé majorité contre opposition

Le retour de la Wallonie à l'équilibre budgétaire en 2018 constitue un objectif réaliste, mais la trajectoire reste soumise aux aléas que nous ne maîtrisons pas, a affirmé jeudi le ministre wallon du Budget Christophe Lacroix.
Le retour de la Wallonie à l'équilibre budgétaire en 2018 constitue un objectif réaliste, mais la trajectoire reste soumise aux aléas que nous ne maîtrisons pas, a affirmé jeudi le ministre wallon du Budget Christophe Lacroix. - © BRUNO FAHY - BELGA

Le parlement de Wallonie a approuvé jeudi, majorité contre opposition, le second ajustement du budget 2015 et le budget initial 2016, au terme d'une journée et demie de débats marqués par les différends entre la coalition PS-cdH et le MR vis-à-vis du gouvernement fédéral.

Dans sa trajectoire de retour à l'équilibre budgétaire en 2018, l'équipe Magnette-Prévot s'est accordée sur un déficit 2016 de 386 millions d'euros.

Un retour à l'équilibre en 2018 réaliste, pour Christophe Lacroix

Le retour de la Wallonie à l'équilibre budgétaire en 2018 constitue un objectif réaliste, mais la trajectoire reste soumise aux aléas que nous ne maîtrisons pas, a affirmé jeudi le ministre wallon du Budget Christophe Lacroix, répondant aux questions adressées la veille par les députés à l'occasion des débats budgétaires de fin d'année, en plénière du parlement de Wallonie.

Le ministre PS répliquait ainsi aux accusations de l'opposition MR jugeant que la coalition PS-cdH avait en réalité déjà renoncé à atteindre cet objectif établi dans le programme de stabilité belge.

La trajectoire de la Wallonie sera revue comme chaque année en mars, en concertation avec les autres pouvoirs du pays. "Il convient d'intégrer désormais la recette IPP de 130 millions d'euros qui a permis de réduire le déficit au second ajustement 2015, et donc l'objectif de la Région", a souligné M. Lacroix.

Le gouvernement wallon attend aussi les amendes routières qui auraient dû être versées par le Fédéral dans le mois qui suit la perception. "A ce jour, nous n'avons rien reçu, il manque 44 millions d'euros", a-t-il rappelé.

Un contexte périlleux en 2016

2016 s'annonce dans un contexte périlleux, à ses yeux, vu les paramètres fluctuants d'inflation et de croissance, les conflits persistants avec le Fédéral comme celui sur les infrastructures hospitalières, ou encore l'incertitude sur les effets retour du taxshift.

Au MR qui reprochait au gouvernement de ne pas anticiper la fin du mécanisme de transition qui verra la solidarité envers la Wallonie se réduire à partir de 2025, M. Lacroix a répondu que tout effort immédiat ne s'imposait pas tant que l'équilibre budgétaire n'était pas revenu.

A Ecolo, qui avait notamment réclamé d'user des leviers fiscaux, le ministre a affirmé que la Région wallonne était soucieuse de ne pas accentuer la pression fiscale sur les revenus du travail de certains contribuables au profit d'autres contribuables. Le ministre a aussi énuméré certaines mesures environnementales du gouvernement.

Christophe Lacroix s'est quelque peu emporté contre les accusations du PTB, qui reprochait au gouvernement de mener des politiques - comme le plan numérique - insuffisamment garantes d'emplois. Les aides publiques en formation, enseignement, aux entreprises, visent précisément à booster l'emploi, a-t-il répondu. "Votre vision est passéiste", a-t-il lancé au parti radical.

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