Budget: les principaux ministres "défrichent" avant un "effort gigantesque"

Laurette Onkelinx est parmi les ministres réunis ce samedi pour les travaux préliminaires au contrôle budgétaire
Laurette Onkelinx est parmi les ministres réunis ce samedi pour les travaux préliminaires au contrôle budgétaire - © Archive Belga

Le Premier ministre Elio Di Rupo a réuni ses principaux ministres samedi après-midi au Lambermont, sa résidence de fonction à Bruxelles, pour un premier défrichage du contrôle du budgétaire 2013 et envisager déjà le difficile exercice de 2014.

L'effort sera "gigantesque", a une nouvelle fois prévenu la vice-Première ministre PS Laurette Onkelinx, puisque le comité de monitoring l'a calculé pour les six derniers mois de l'année à 524 millions d'euros, si la Belgique veut respecter l'objectif d'un déficit de 2,5% pour l'Entité I (budget fédéral et Sécurité sociale), tel que convenu dans le Programme de stabilité déposé auprès de la Commission européenne.

L'exercice 2014, lui, exigera selon les perspectives du comité de monitoring un effort de pas moins de 3,5 milliards d'euros. "Ce sera certes difficile, mais réalisable", a relativisé le vice-Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld). Pour son collègue le ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V), il conviendra avant tout de réduire les dépenses. "C'est une question de courage politique. Nous allons contrôler si tous les départements ont fourni les efforts auxquels ils s'étaient engagés. Si chacun a fait les efforts que la Défense a fournis, ce sera du bon travail", a-t-il dit.

Ne pas casser la machine

Côté socialiste, on veut avant tout que le gouvernement ne prenne pas de mesures qui "casseraient la machine économique et sociale", a prévenu Laurette Onkelinx. La première réunion de samedi vise à valider les chiffres des groupes de travail qui ont planché sur les données du comité de monitoring. "Aujourd'hui, ce ne sont que les préliminaires, et donc là, c'est rarement désagréable", a souri Laurette Onkelinx.

Mettre en place des groupes techniques

Au terme de la réunion, le ministre Olivier Chastel a indiqué que des groupes techniques s'attelleront à vérifier combien le comité de monitoring a été soucieux, dans les chiffres du contrôle budgétaire 2013, de répondre à la volonté de la Commission européenne de voir la Belgique améliorer de 1% son solde structurel : "On veut la certitude qu'au terme du contrôle budgétaire 2013, on ait vraiment répondu complètement à ce que la Commission attend de la Belgique en matière d'amélioration".

A ses yeux, il importe qu'une fois le contrôle terminé, "la Commission n'ait plus de reproches à faire à la Belgique". L'exécutif européen a mis fin mai le pays en demeure de prendre des mesures additionnelles - avec notamment des économies structurelles de 1% du PIB dès cette année - pour éviter des sanctions pour déficit excessif, une situation dans laquelle la Belgique se trouve depuis quatre ans. Le ministre du Budget ne se fixe pas d'échéance mais espère boucler l'exercice de manière à ce que la Chambre vote avant les congés parlementaires, "car toute mesure structurelle prise rapidement portera ses effets cette année-ci, mais aussi de manière démultipliée en 2014".

Rencontres bilatérales prévues

A côté du travail des groupes techniques, Olivier Chastel entame une série de rencontres bilatérales pour entendre les mesures que défendront les différents ministres de la coalition hexapartite. Un comité ministériel restreint orienté sur le budget devrait être confirmé pour mardi. C'est ce jour-là que le fédéral rencontrera aussi les ministre-présidents des entités fédérées, notamment pour parler de budget. Entre-temps, le Comori (Comité de mise en oeuvre des réformes institutionnelles) se sera réuni une nouvelle fois lundi, pour avancer sur la nouvelle loi de financement. "Tout est dans tout, on avance conjointement", a conclu Olivier Chastel.

Belga

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