Budget: les Finances s'expliquent lundi devant le Parlement wallon

Hans D'Hondt, le président du comité de direction du SPF Finances, aura ainsi l'occasion d'expliquer aux députés wallons pourquoi, le 26 mars dernier, ses services ont signalé par mail aux entités fédérées une moins-value de près de 750 millions d'euros sur l'additionnel à l'IPP, entre autres dégradations.

L'exécutif Magnette (PS-cdH), qui conteste la méthode utilisée sans toutefois rejeter la nouvelle Loi spéciale de financement, a refusé le 3 avril dernier d'endosser la totalité de la facture que lui a présentée l'équipe Michel (MR, N-VA, CD&V, Open Vld).

Il n'a accepté de fournir, à l'occasion de l'ajustement budgétaire qu'il prépare pour fin avril, que 70 millions d'efforts en plus des 70 millions qu'il devait déjà endosser avant le mail fatidique, contestant dès lors plus de 220 millions d'euros restants.

Deux autres "fédéraux" seront aussi entendus: le commissaire au Plan Philippe Donnay (Bureau fédéral du Plan) et le président du comité de monitoring budgétaire fédéral Alfons Boon. Côté wallon, les commissaires entendront Jean Hilgers, président du Conseil de la fiscalité et des finances de Wallonie, ainsi que Francis Mossay, président du comité de monitoring budgétaire wallon.

Dans ce conflit où les trois Régions contestent avec plus ou moins de vigueur la méthodologie fédérale, les instances tant fédérales que wallonnes doivent se remettre en question, estimait vendredi dans L'Echo le professeur d'économie politique Giuseppe Pagano (université de Mons).

Il enjoint aux responsables politiques d'opérer quatre changements pour une pacification institutionnelle: améliorer la qualité des prévisions budgétaires, faire établir les prévisions de l'IPP par un groupe de fonctionnaires fédéraux et régionaux soutenus par des experts "neutres", supprimer l'asymétrie d'information entre fédéral et régions et instaurer un ministère wallon des Finances prenant en charge la perception des impôts régionaux.


Belga

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