Budget: encore une longue nuit et pas de résultat final

Elio Di Rupo quitte le Lambermont
Elio Di Rupo quitte le Lambermont - © NICOLAS MAETERLINCK (belga)

La nuit a été longue pour les ministres qui se sont quittés peu avant 2 heures ce matin sans accord sous le bras. Ils espéraient aboutir sur le budget mais ce n'est pas le cas. Les principaux ministres de l'équipe Di Rupo ont discuté pendant près de 11 heures, sans trancher.

Le gouvernement est à la recherche de 3,4 milliards d'économies et d'éventuelles recettes pour limiter le déficit. Il semblerait que tout soit mis sur papier mais un accord complet nécessite aussi l'approbation de mesures  de relance et là ça coince toujours.

Beaucoup de chemin a cependant été parcouru

Le budget est ficelé  et prêt à être enfourné mais, il manque la sauce, c'est-à-dire, la sauce de la relance. Les ministres veulent absolument lui consacrer de l'argent mais quel argent ? Et, surtout, où aller le chercher ? Les ministres s'opposent sur la manière: réduction de charges sociales ou fiscales ? Mais aussi les charges salariales, un chapitre qui demande beaucoup de discussions. Joëlle Milquet, vice-présidente cdH, au micro de Marc Sirlereau: "Maintenant on est dans de vraies discussions de fond de politique socio-économique qui prennent immanquablement, dans n'importe quel autre gouvernement, normalement plusieurs semaines. (…) On est avec des discussions de fond sur la compétitivité, l'écart salarial et l'emploi. Et il y a des notes très fouillées qui sont sur la table. Donc on sortira avec une ambition très forte dans ce budget. Ce n'est pas qu'un budget, c'est un plan de relance sociale." Un plan qui doit aussi régler le handicap salarial de la Belgique et cela par une possible révision de la loi de compétitivité de 96. Cette loi compare les salaires avec trois pays voisins. Les prévisions de hausses des pays sont analysées et la marge d'évolution est ainsi fixée en Belgique.

L'idée serait maintenant de se baser uniquement sur les hausses réelles chez nos voisins et non plus sur les prévisions mais rien n'est fait. Les partenaires sociaux pourraient prendre l'affaire en mains.

Bref, la sauce doit encore prendre. Peut-être aujourd'hui. A moins qu'elle ne soit encore rallongée.

Michel Lagase

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK