Budget 2013: le saut d'index s'invite dans les discussions ministérielles

Le ministre MR Didier Reynders
Le ministre MR Didier Reynders - © BELGA PHOTO ERIC LALMAND

Le Premier ministre, les vice-Premiers et le ministre du Budget poursuivent ce lundi soir leurs travaux en vue de la confection 2013. L'examen des dépenses primaires est une nouvelle fois à l'ordre du jour, chaque département étant invité à présenter ses mesures d'économie. Certains remettent sur la table l'idée du saut d'index.

Le vice-Premier ministre CD&V Steven Vanackere a indiqué n'avoir pas l'intention de se laisser mener par le bout du nez par des menaces syndicales durant les travaux budgétaires. Les organisations syndicales ont fait savoir que si le gouvernement devait décider d'un saut d'index pour le budget 2013, elles pourraient décider de boycotter les négociations sur l'accord interprofessionnel, voire rompre le dialogue avec le gouvernement.

"Chaque mesure envisagée connaît ses détracteurs", a commenté Steven Vanackere à son arrivée au Lambermont pour la reprise des discussions budgétaires. Chacun devra donc laisser ses tabous de côté, a ajouté le ministre des Finances. "Et le tabou du saut d'index en fait partie", a-t-il précisé.

"Les groupes de pression ont le droit de s'opposer à certains choix. Mais il est du devoir du politique de veiller à obtenir quelque chose qui sortira ses effets", a justifié le ministre CD&V.

L'appel lancé lundi par ce dernier vise également les partenaires au sein de la coalition. Au nom du PS, Laurette Onkelinx continue à vouloir préserver l'index. Le vice-Premier ministre sp.a Johan Vande Lanotte ne s'est pas exprimé sur le fond lundi mais il a répété que "son parti avait déjà fait connaître sa position" sur ce sujet.

Tabou

En conséquence de cela, Steven Vanackere a averti qu'"aucune formation ne sortira de cette discussion sans avoir lâché un tabou".

Le vice-Premier ministre MR Didier Reynders dit n'avoir entendu personne à la table des négociations s'exprimer contre l'opportunité d'une discussion sur l'index, une affirmation qui a fait sortir de ses gonds Laurette Onkelinx. "Toucher à l'index c'est non. Il ne peut être question de faire de l'austérité sur le dos des travailleurs, d'étouffer le pouvoir d'achat", a-t-on commenté dans son entourage, assurant que la ministre socialiste s'en est ouverte "en long et en large" autour de la table dimanche.

Didier Reynders est pour sa part enclin à aborder la question de l'indexation, tout en veillant à protéger les salaires moins élevés. "Nous devons faire quelque chose. A moins que la CSC veuille de nouveaux impôts", a conclu le vice-Premier ministre libéral.

Avec Belga

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