Bruxelles: rencontre positive entre les représentants des taxis et le procureur du Roi

Bruxelles: rencontre positive entre les représentants des taxis et le procureur du Roi
Bruxelles: rencontre positive entre les représentants des taxis et le procureur du Roi - © Belga

La délégation de représentants du secteur des taxis à Bruxelles est sortie satisfaite de la rencontre, lundi en fin d'après-midi, avec le procureur du Roi de Bruxelles Jean-Marc Meilleur, au sujet des contrôles des chauffeurs Uber actifs dans la Région, a indiqué Khalid ed-Denguir, président de la FeBeT (Fédération Belge des Taxis).

Une nouvelle réunion sera organisée en septembre.La délégation était composée de la FeBet, du Groupement national des entreprises de voitures de taxis et de location GTL, d'un représentant du secteur officiel des limousines et d'un avocat.

La cour d'appel de Bruxelles a confirmé fin mai 2016 l'interdiction du service de véhicules de transport avec chauffeur particulier UberPop.

Les représentants des taxis ont expliqué au procureur du Roi de Bruxelles que les chauffeurs Uber utilisent depuis des licences de limousine, sans remplir toutes les conditions de la réglementation en la matière (minimum de trois heures, types de véhicules autorisés, contrats préalables, etc.), pour outrepasser la décision du tribunal et continuer à travailler en passant par une application mobile Uber.

Ils ont déploré l'absence de contrôle de ces limousines (une seule saisie en 2017). Le nombre d'Uber avec limousine est estimé par les représentants des taxis à 600 à Bruxelles, soit la moitié du nombre de taxis de la Région. Jean-Marc Meilleur a assuré qu'il allait se renseigner plus en avant auprès des autorités responsables avant de revenir vers eux en septembre. "Cette rencontre est une première", apprécie Khalid ed-Denguir.

"Il y a des choses dont il n'était pas courant et ça a l'air d'avancer. Il parlait des contrôles de chauffeurs UberPop qui n'existent plus et on lui a expliqué pour les limousines Uber. S'il veut qu'on se revoie au mois de septembre, c'est qu'il veut travailler sur le dossier. Je pense qu'il se doute, qu'un jour ou l'autre, ça risque de dégénérer dans les rues. Il y a déjà des manifestations spontanées (manifestation de jeudi dernier place Poelaert, ndlr)".

La rencontre ayant été particulièrement constructive et l'été étant une période calme pour le secteur, aucune nouvelle mobilisation de taxis n'est à redouter, selon lui, d'ici la rentrée. Les représentants du secteur des taxis craignent par ailleurs que le plan Taxi permette de légaliser les chauffeurs Uber actuellement actifs à Bruxelles. 

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