Bruxelles: portrait croisé Picqué-Vervoort

Portrait croisé de Charles Picqué et de Rudy Vervoort
Portrait croisé de Charles Picqué et de Rudy Vervoort - © rtbf

Ce mardi, Charles Picqué n’est plus le ministre-président des Bruxellois. Le bourgmestre d’Evere, Rudi Vervoort, vient de prêter serment pour le remplacer à la tête de la Région. L'un est très connu, l'autre, beaucoup moins. Nous avons épinglé quelques différences qui caractérisent les deux bourgmestres socialistes bruxellois.

Charles Picqué quitte la Région bruxelloise pour revenir dans sa commune de Saint-Gilles alors que Rudi Vervoort, bourgmestre d'Evere, fait le chemin inverse. Les deux hommes se connaissent depuis longtemps et ont pas mal de points communs, mais ils ont aussi des différences.  

La culture

D’un point de vue culturel, l'un est fan de rock et l’autre de science-fiction. "La musique est une partie importante de ma vie. Elle me permet de décrocher", explique Rudy Vervoort qui pour donner une idée, précise qu’il aime écouter des morceaux comme "Kashmir" de Led Zeppelin. Le nouveau ministre-président apprécie également fréquenter les festivals de rock pour se changer les idées.

Charles Picqué, quant à lui est fan de robots dont il possède un magnifique exemplaire dans son bureau : "C’est lié à mon amour pour le cinéma fantastique et de science-fiction", qu’il illustre volontiers par Robby le robot, héros du film "Planète interdite", sorti dans les années ’50.

La politique

Rudi Vervoort, chef de groupe PS au Parlement bruxellois, affiche déjà 25 ans de vie politique. Cependant, il est encore mal connu car il est peu charismatique et se qualifie comme quelqu'un de calme. Il est réputé comme discret, mais aussi comme ayant un humour plutôt incisif et appréciant les discussions pimentées. Le bourgmestre d’Evere est considéré comme plus à gauche que Charles Picqué. "J’ai souvent été considéré comme un social-démocrate", dit ce dernier qui précise qu’il a toujours tenté de donner un sens à son action politique, en fonction des valeurs qu’il a voulu traduire dans ses projets et sa gestion quotidienne de la ville.  "Nous n’avons jamais vraiment eu de différents graves à l’intérieur du parti, mais parfois des débats difficiles qui ont abouti à des compromis".

Look et génération

Dix ans séparent les deux hommes. L’un a moins de cheveux et l’autre porte la moustache. Le ministre-président sortant a 64 ans et le nouveau en a 54. "Si Charles est le père de la Région bruxelloise, j’en suis un enfant", dit Rudy Vervoort, dont la carrière politique s’est déroulée jusqu’ici dans le cadre régional.

La popularité

La popularité de Charles Picqué est largement supérieure à celle de Rudy Vervoort, qui est bien conscient qu’elle doit se construire au fil du temps. En prenant la place de Charles Picqué, Rudy Vervoort aura à bâtir sa "légitimité"; terme que Charles Picqué tient à nuancer : "Il y a la légitimité personnelle obtenue par le suffrage universel mais il y a aussi la légitimité de l’électeur qui a choisi un parti".  

Aujourd’hui, le Parti socialiste se trouve face à un défi important : la succession de l'homme qui a symbolisé la région bruxelloise. Pour succéder à ce monument, une bonne dose de patience sera essentielle.

I.L. avec H. Messoudi et M. Baele

 

 

 

 

 

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