Bruno Tobback (sp.a): "Qui se sent morveux se mouche"

Bruno Tobback (sp.a): "Qui se sent morveux se mouche"
Bruno Tobback (sp.a): "Qui se sent morveux se mouche" - © Belga

La réaction de Bart De Wever (N-VA) au discours de Noël du Roi n'est pas partagée par les autres présidents de partis flamands. CD&V, Open Vld, sp.a et Groen estiment que le Roi a eu raison de mettre en garde contre le populisme des années 30. Les autres partis flamands, eux, temporisent.

"Wie het schoentje past, trekke het aan": cette réaction du président du sp.a qui se traduit littéralement par "A qui convient la chaussure, il l'enfile" correspond au dicton "Qui se sent morveux se mouche". Bruno Tobback a également contesté l'avis du président de la N-VA quand il affirme que le rôle du roi est trop important dans la formation des gouvernements. "L'électeur a le premier mot et le parlement le dernier. Le roi ne décide rien", a-t-il fait valoir.

Le président du sp.a a souligné que le souverain avait exprimé un "avertissement très justifié contre le populisme". "L'inquiétude mène à la radicalisation et des partis politiques s'en servent", a ajouté le président des socialistes flamands.

Dans la controverse autour du discours royal de Noël, Bruno Tobback ne partage pas la critique de la N-VA à l'égard du souverain. La reine Beatrix des Pays-Bas et le président allemand Joachim Gauck ne font pas autre chose dans leur message de Noël, dit-il, en mettant aussi en garde contre les extrémismes et les populismes. "Pourquoi se sent-on visé en Flandre, c'est une énigme", s'interroge Bruno Tobback.

Les partis flamands temporisent

Il n'est pas le seul de cet avis: le président du CD&V, Wouter Beke le rejoint tout en admettant que la référence aux années 30 était plutôt "malheureuse". "Le CD&V n'en fera pas vraiment un problème, nous ne sommes pas visés", a ajouté son président. Quant au vice-Premier ministre Steven Vanackere, il a donné son opinion sur le réseau social Facebook. "Si on ne sent pas interpellé, on ne doit pas faire un fromage du discours de Noël royal. Si l'on se sent interpellé, cela signifie quelque chose", a-t-il écrit en substance. Mais le vice-premier CD&V a néanmoins ajouté que "l'exagération est une figure de style risquée pour celui qui veut écrire un discours large et rassembleur".

Pareil pour Gwendolyn Rutten, la présidente de l’Open Vld qui souligne qu’une polarisation ne résoudra rien. "C'était un discours du chef de l’État. La politique de partis ne doit pas s'en saisir", a affirmé la présidente des libéraux flamands.

Chez Groen, on précise que le parti a toujours été favorable à un rôle purement protocolaire de la fonction royale. "Mais il faut modifier la Constitution et cela ne sera possible qu'après les élections (législatives) de 2014", a précisé Stefaan Van Hecke, le chef de groupe du parti écologiste flamand.

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RTBF, avec Belga

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