Charles Michel sur le Brexit:"Nous sommes prêts!"

Charles Michel
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Charles Michel - © ERIC LALMAND - BELGA

Le comité ministériel restreint ("kern") du gouvernement en affaires courantes s'est réuni ce mercredi matin pour aborder la question du Brexit, au lendemain du rejet par le Parlement britannique de l'accord de retrait du Royaume-Uni de l'UE.

A la sortie de cette réunion, le message de Charles Michel est claire, la Belgique est préparée à affronter le pire, même en affaires courantes : "Dans le cadre d'un scénario de hard Brexit, nous avons veillé à être prêts pour adapter les législations. Il est certain que les affaires courantes rendent les choses plus compliquées, par exemple pour dégager des budgets, nous devrons passer par le Parlement, alors que sans les affaires courantes, nous aurions été plus rapides. Mais je ne pleure pas sur le lait renversé. Nous allons veiller à limiter les conséquences négatives du Brexit".

Le Premier ministre en affaires courantes égraine les différents textes de lois qui ont été préparés et qui seront discutés dès vendredi en conseil des ministres, pour un passage au Conseil d'Etat et au Parlement le plus rapide possible. En cas de Brexit dur, le Royaume-Uni deviendrait un pays tiers pour la Belgique qui doit donc adapter ses règles et la façon de fonctionner de certains services.  Cela concerne par exemple la sécurité alimentaire, explique Charles Michel : "Beaucoup d’entreprises du secteur agroalimentaire sont concernées. Si la Grande Bretagne devient un pays tiers, cela modifie les mouvements d’importations et les contrôles. Il faut des capacités et moyens supplémentaires."

Autre exemple évoqué, le droit des citoyens britanniques en Belgique et des Belges présents au Royaume-Uni : "Il y a des conséquences pour des citoyens qui travaillent, ont une vie en Europe, bénéficient de prestations sociales. Il faut des garanties de préservation des droits et qu’il y ait une réciprocité avec la Grande Bretagne. Il faut que les facilités données à des Britanniques ici soient données aussi à des Européens là-bas. Sur le séjour, la résidence, les prestations sociales". Des textes de lois seront ainsi discutés en matière d’énergie, d’organisation des services de douanes, d'emplois et de contrats de travail, de transports (Eurostar, avions) ou encore pour le secteur financier.

Le Premier ministre plaide pour une solidarité au sein de l'Union

Le Premier ministre prévient, cela aura un impact sur le budget, et là les affaires courantes compliquent un peu les choses : "Nous sommes actuellement en douzième provisoire. Mais le Brexit aura un impact sur le budget. Il faudra demander au Parlement des capacités financières pour pouvoir prendre les mesures décidées".

Le gouvernement en appelle à la solidarité au sein de l'Union européenne, soulignant que si la Belgique est l'un des pays les plus touchés par le Brexit, c'est ensemble que les pays européens doivent agir pour limiter au maximum les conséquences négatives d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.  

Les scénarios possibles après le vote du Parlement britannique

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