Borsus: "Les armes wallonnes pour l'Arabie saoudite ne sont plus destinées à des opérations militaires hors du pays"

Borsus: "Les armes wallonnes pour l'Arabie saoudite ne sont plus destinées à des opérations militaires hors du pays"
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Depuis 2017, la Région wallonne n'accorde plus de licences d'exportations d'armes vers l'Arabie saoudite destinées à mener des opérations militaires en dehors de ce pays, mais uniquement aux Gardes royale et nationale, a indiqué le ministre-président Willy Borsus dans une réponse à une question écrite.

Willy Borsus répondait à la question du risque que les armes wallonnes se retournent contre les populations au Yémen, alors que l'Arabie saoudite mène dans ce pays, au prix de nombreux morts civils, une coalition militaire pour venir en aide au gouvernement légitime, chassé depuis trois ans par des rebelles houthis soutenus par l'Iran.

Plus d'armes octroyées au ministère de la Défense

"En ce qui concerne le risque allégué que les armes (wallonnes) se retournent contre les populations au Yémen, je puis indiquer que la Région wallonne n'accorde plus de licences au ministère de la Défense d'Arabie saoudite depuis l'année 2017", a répondu Willy Borsus, interrogé par les députés PS Maurice Mottard et Edmund Stoffels.

"Les destinataires des licences octroyées par la Région wallonne à l'Arabie saoudite sont la Garde nationale et la Garde royale de cet État. La Garde nationale a pour mission de protéger les frontières et les lieux stratégiques du pays. La Garde royale, quant à elle, a pour mission de protéger la famille royale d'Arabie saoudite, composée d'environ 15.000 personnes", a détaillé le chef de l'exécutif wallon. Il souligne que ces deux corps ne sont "aucunement destinées à mener des opérations militaires en dehors de l'Arabie saoudite".

"Inopportun d'arrêter de délivrer des licences d'exportation"

Quant au détournement potentiel d'armes vers la Syrie, M. Borsus dit n'avoir connaissance d'aucune preuve formelle officielle. "C'est par contre le cas pour les Emirats arabes unis, pour lesquels dès lors plus aucune licence d'exportation n'est encore accordée aujourd'hui.

"Dans l'immédiat, ajoute Willy Borsus, il m'apparaît inopportun d'arrêter de délivrer des licences d'exportations d'armes vers l'Arabie saoudite, dès lors que nous respectons toutes les dispositions légales en vigueur et que nous veillons à ne pas fournir son ministère de la Défense impliqué sur le théâtre d'opérations au Yémen", conclut-il.

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