Blocage du CETA: "On se tire une balle dans le pied" disent les unions d'entreprises belges

Les différentes unions représentant les entreprises belges, condamnent d'une seule voix la décision du Parlement wallon de rejeter le CETA. VBO, Unizo, Boerenbond, AVED, VOKA, BECI et UWE se joignent à la FEB dans une communiqué commun.

Ils critiquent une attitude qu'ils qualifient d'"irresponsable". "C'est incompréhensible quand quelques heures auparavant, les présidents de ces mêmes entités fédérées (les différents parlements francophones NDLR) exhortaient les entreprises et plus particulièrement les PME à oser la grande exportation lors de la visite d'Etat au Japon."

"1 emploi sur 6 lié au commerce extérieur"

Dans leur document commun, les entreprises argumentent que l'économie belge dépend à plus de 80% de ses exportations et qu'un emploi sur six est directement lié au commerce extérieur: "Un blocage belge lors de la signature du CETA au niveau européen est catastrophique pour l'image internationale et la crédibilité de la Belgique".
Au contraire des pouvoirs fédérés francophones (la Flandre ne s'est pas opposée au CETA), les entreprises voient dans le CETA "un accord ambitieux et équilibré... Un accord qui stimulera les échanges commerciaux et d'investissement bilatéraux et créera de nouvelles opportunités commerciales pour les entreprises - dont les PME - des trois régions".

Le communiqué évoque "de nombreux aspects novateurs", notamment en matière de développement durable. Des garanties suffisantes auraient pas ailleurs été fournies en réponse aux craintes exprimées à l'égard du CETA.

Les employeurs appellent l'ensemble des autorités belges à se concerter le plus rapidement possible "afin que la Belgique puisse signer l'accord de libre-échange EU-Canada, persuadés que pour tout le monde, la croissance, les investissements et l'emploi sont de première importance."

Un message de confiance qui ne semble pas avoir été perçu de la même manière par les autorités publiques wallonnes.

 

 

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