Black out? Vande Lanotte a la solution: des groupes électrogènes

Selon la VRT qui a pu se procurer les résultats de tests effectués par le Centre de recherche nucléaire de Mol, les parois des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 sont à ce point fragilisées par des milliers de microfissures qu'il est probable que les réacteurs ne redémarreraient pas cet hiver, voire jamais.

Les deux réacteurs nucléaires ont été mis à l'arrêt de façon inattendue fin mars en vue de réaliser des tests supplémentaires sur les cuves de réacteurs, après la découverte de microfissures au cours de l'été 2012. Ils avaient déjà été mis à l'arrêt durant près d'un an après cette découverte.

Electrabel estime qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions.

"La dernière fois que nous avons connu un pic de demande énergétique, c'était le 17 janvier 2013. En ce jour d'hiver froid, nous avons utilisé environ 14 000 mégawatts. Avec la capacité actuelle de production, cela nous fait un manque de 1000 mégawatts", constate Johan Vande Lanotte.

Afin de combler ce déficit, le ministre propose un certain nombre de solutions : importer plus d'électricité de l'étranger, rebrancher Doel 4 (à l'arrêt suite à un incident peut-être un sabotage le 5 août dernier), adapter la demande des entreprises et enfin avoir recours à la capacité de production des groupes électrogènes de secours présent dans notre pays. "Nous avons selon Elia environ de 800 à 1000 mégawatts de capacité en groupes électrogènes et traditionnellement, on n'en tient peu compte dans les plans".

"Cette capacité n'est naturellement pas totalement disponible, mais avec les importations nous devons pouvoir atteindre les 1000 mégawatts. C'est une façon très simple de produire de l'électricité. Les générateurs de secours servent en cas d'urgence, donc utilisons les ainsi", conclut le ministre.

Johan Vande Lanotte préconise aussi d'importer plus de l'étranger vu, dit-il, la surcapacité qu'il y a par exemple aux Pays-Bas, avec les 1300 mégawatts de la centrale de Maasbracht, à 3 kilomètres de la frontière, à l'arrêt car non rentable. Il suffirait de la brancher sur le réseau belge, dit-il.

Le ministre déplore aussi qu'on soit revenu sur la sortie du nucléaire entre 2006 et 2011 : c'est ce qui a mené à la situation actuelle.

Le gouvernement en affaires courantes s'expliquera vendredi sur les problèmes de fourniture énergétique.

RTBF

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