Bilderberg 2015: "Replacer la Belgique sur la carte des investisseurs"

Interaplen Hotel, dans le village de Telgs-Buchen en Autriche, lieu de la conférence.
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Interaplen Hotel, dans le village de Telgs-Buchen en Autriche, lieu de la conférence. - © Tous droits réservés

La très secrète conférence Bilderberg regroupant chaque année à huis clos le gratin mondial de la politique, de la finance, du savoir, des médias et du patronat, se déroulera du jeudi 11 au dimanche 14 juin dans le village de Telfs-Buchen, près d’Innsbruck en Autriche. Parmi les 140 participants de cette élite transatlantique triée sur le volet, notre Premier ministre, Charles Michel.

Le groupe, dont l'objectif affiché est de "promouvoir le dialogue entre l'Europe et l'Amérique du nord", confirme la présence de 140 participants issus de 22 pays à sa 63ème conférence, dont Charles Michel, notre Premier ministre.

"Une invitation digne d'intérêt"

"C’est pour nous une invitation qui témoigne de l’intérêt, au vu de la liste des participants, de nombreux investisseurs étrangers pour la Belgique. A l’instar de Davos et des missions économiques au Japon, c’est un moyen d’essayer de replacer la Belgique sur la carte du monde des investisseurs. C’est donc important pour Charles Michel d’honorer ce genre d’invitation.", explique Frédéric Cauderlier, directeur de la communication du Premier ministre.

Il ajoute : "Une conférence informelle et non-protocolaire, c’est l’occasion aussi d’avoir des contacts plus francs et directs avec des responsables politiques et des chefs d’entreprise. A terme, ça peut déboucher sur des accords, des avancées politiques ou économiques."

Le ministre d’État, Karel De Gucht fait également partie de la liste. En 2014, c’était au tour de Thomas Leysen, président d’Unicore, de Corelio et de la KBC et du Vicompte Etienne Davignon.

Aperçu de la liste des invités

Outre notre Premier ministre, figurent sur la liste des invités politiques ; le ministre néerlandais des Finances Jeroen Dijsselbloem, patron de l'Eurogroupe, le président autrichien Heinz Fischer et le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg.

Laurence Boone, la conseillère économique du président français François Hollande, est au rang des Français invités, à l'instar notamment du patron de Michelin Jean-Dominique Sénard, du maire de Bordeaux et futur candidat aux primaires de la droite Alain Juppé, ou de l'universitaire spécialiste du monde arabe Gilles Kepel.

C'est aussi un Français, le patron de l'assureur Axa Henri de Castries, qui préside le groupe Bilderberg.

Côté finance, citons notamment la présence de Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque Central Européenne, les présidents de la Deutsche Bank, d’HSBC, de Lazard, Banco et Santander, le PDG de JP Morgan Asset Management et le président de la Banque royale du Canada.

Dans le monde de l’industrie, on attend la venue du PDG d’Airbus, de Michelin, de Royal Dutch Shell, de Siemens Autriche et divers directeurs à la tête de grands conglomérats industriels comme les géants Technint et Investor AB.

Les thèmes retenus cette année tourneront largement autour de la sécurité, des technologies de l'information et des grands dossiers géopolitiques en cours.

Une conférence sur fond de polémique

Le groupe est né en 1954 dans un hôtel portant ce nom aux Pays-Bas. Son existence suscite une multitude de théories conspirationnistes, longtemps alimentées par l'absence totale de communication autour des réunions. Celles-ci se déroulent sans ordre du jour et ne font l'objet d'aucune déclaration publique.

D'autres détracteurs reprochent à ce cénacle de défendre une mondialisation ultra-libérale.

Face à ce genre de remarques, Frédéric Cauderlier "laisse aux détenteurs de ce type de citations, la responsabilité de leurs propos."

A. Glaudot avec agences

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