Bernard Wesphael maintient son innocence

Le député wallon Bernard Wesphael co-fondateur du parti Ecolo et fondateur du Mouvement de gauche a été auditionné par la police à Bruges pendant 4 heures ce mercredi après-midi.

Sur base d'éléments du rapport toxicologique concernant l'ingestion de médicaments et d'alcool par Véronique Pirotton et de son rapport d'autopsie, la cause de sa mort lui a été communiquée, explique son avocat Steven Hendrickx qui se refuse toutefois à préciser cette cause.

Pour l'avocat, cela "n'exclut cependant pas la version du suicide". Steven Hendrickx explique aussi que Bernard Wesphael a exprimé une nouvelle fois son innocence.

Le député participera vendredi à une reconstitution des faits à Ostende.

Prudence au Parlement à Namur

L'exception de flagrant délit ayant permis d'arrêter Bernard Wesphael en dépit de son immunité parlementaire est au coeur des débats depuis le début de la semaine. Son avocat, Jean-Philippe Mayence, a envoyé des courriers aux parlements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour leur demander d'examiner la légalité de l'arrestation de son client.

C'était une première, car cette affaire judiciaire est tout à fait inédite: première fois qu'un député wallon est inculpé d'assassinat, première fois que les députés ont à se prononcer sur la légalité d'une arrestation.

Le constitutionnaliste Marc Uyttendaele s'est d'ailleurs montré très critique : il ne comprend ni l'attitude de la justice, ni celle des politiques. Il les trouve "très légers" et taxe le Parlement wallon de "Ponce Pilate".

Après celle organisée mardi au Parlement wallon, la commission des Poursuites du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s'est réunie mercredi après-midi pour évoquer l'arrestation, la semaine dernière, du député indépendant Bernard Wesphael, sans prendre de décision particulière.

Son avocat, Me Jean-Philippe Mayence, avait demandé mercredi matin aux présidents des parlements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, que les deux assemblées analysent la légalité et l'opportunité du mandat d'arrêt à l'encontre de son client.

Les membres de la commission ont discuté à cette occasion de la lettre envoyée par le procureur général de Gand, ainsi que du courrier de l'avocat visant à suspendre les poursuites envers son client.

Laconique

Le président de la commission des poursuites, Jean-François Istasse (PS), a lu un bref communiqué : aucune information n'a été livrée sur l'attitude que la commission comptait adopter, Jean-François Istasse renvoyant à un communiqué conjoint envoyé un peu plus tôt par les deux assemblées francophones dans lequel elles avaient affiché leur volonté d'harmoniser leur réponse à la demande de Me Mayence, ceci afin d'assurer une "sécurité juridique maximale".

Dans les couloirs du Parlement, on évoquait mercredi la volonté du Parlement d'attendre les développements prochains de l'instruction, notamment la reconstitution des faits attendue ce vendredi.

Dans sa lettre aux deux assemblées, Me Mayence leur demandait d'analyser la légalité et l'opportunité du mandat d'arrêt à l'encontre de son client pour l'assassinat de son épouse dans un hôtel d'Ostende, jeudi dernier.

La justice brugeoise avait retenu l'exception de flagrant délit pour ne pas respecter l'immunité parlementaire dont bénéficie tout député, une décision que conteste la défense de Bernard Wesphael. 

Et enfin, l'avocat de Véronique Pirotton, Philippe Moureau, se constituera partie civile demain. Il veut pouvoir participer à la reconstitution à Ostende.

Le corps de Véronique Pirotton rapatrié jeudi, les funérailles auront lieu samedi

Le corps de Véronique Pirotton va être transféré jeudi au funérarium de Liège situé à proximité de l'église Saint-Nicolas, indique le parquet de Bruges.

L'enterrement de l'épouse de Bernard Wesphael est prévu samedi. La cérémonie religieuse se tiendra à l'église Saint-Nicolas. Véronique Pirotton sera ensuite inhumée au cimetière de Viemme (commune de Faimes), où sa mère repose déjà.

RTBF et Belga

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK