Bernard Clerfayt confirme sa candidature à la tête du FDF

Bernard Clerfayt confirme sa candidature à la tête du FDF
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Bernard Clerfayt confirme sa candidature à la tête du FDF - © Tous droits réservés

Le député-bourgmestre de Schaerbeek l'a déclaré ce lundi matin en conférence de presse: il est candidat à la présidence du parti. Un troisième candidat a également annoncé sa volonté de briguer le poste : il s'agit de Christophe Magdalijns, bourgmestre faisant fonction d'Auderghem. Mais la compétition entre Olivier Maingain et Bernard Clerfayt sera certainement le point central de cette élection. Invité du JT de 13h, Bernard Clerfayt a affirmé vouloir assumer un rôle de "chef d'orchestre".

Une compétition pour le poste de président des FDF, cela n'a plus été le cas depuis longtemps pour l'élection à la présidence des FDF.

"Je crois que le président d'un parti ne doit pas seulement être le virtuose, qui est le seul à jouer la musique. Il faut être chef d'orchestre pour faire éclater les talents, mettre en avant les compétences", a expliqué Bernard Clerfayt sur notre plateau.

Quant à savoir s'il trouve Olivier Maingain trop dictateur, il répond : "Non. Mais aujourd'hui on ne connaît beaucoup du FDF qu'Olivier Maingain. J'entends que demain, il reste un porte-parole fort du parti sur certains sujets, mais il faut faire émerger une jeune génération".

C'est pour cette raison que le bourgmestre de Schaerbeek s'engage à ne faire qu'un seul mandat (3 ans) "pour préparer la prochaine génération et préparer une série de talents, de compétences qui sont chez nous, et préparer l'avenir du parti, nous déployer vers la Wallonie et renforcer nos sections sur le terrain".

"Il est temps d'évoluer, si le FDF ne le fait pas, il risque de ne pas retrouver en lui-même les ressorts pour rebondir", a-t-il ajouté, "je pense qu'il est bon dans l'histoire d'un parti que l'on se renouvelle".

Bernard Clerfayt parle encore de "débat démocratique", "qui nous réunisse". Il dit aussi avoir reçu "pas mal de soutien".

Le bourgmestre de Schaerbeek n'avait pas dit autre chose en conférence de presse : "Un parti doit pouvoir s'ouvrir. Je souhaite un débat fort qui produise de vraies idées". Et d'ajouter : "Il n'y a pas que monsieur Maingain dans un parti. Si le parti se résume à un seul porte-parole, il se racrapote. Un parti qui veut se déployer doit faire apparaître, mettre en avant d'autres sujets, d'autres personnalités, être présent dans d'autres terroirs que celui où nous sommes implantés. Il faut donc que l'on se déploie, qu'on ait une ambition plus grande pour le parti".

Précisons que cette annonce n'est pas une surprise. En septembre dernier, Bernard Clerfayt avait déjà annoncé qu'il n'excluait pas d'être candidat à la présidence des FDF, parlant de renouvellement, de sa volonté de faire évoluer les ressources en interne et d'élargir le message politique.

Un duel de choc

Avec Didier Gosuin, Bernard Clerfayt et Olivier Maingain incarnent à trois la génération qui gère les FDF depuis plus de 20 ans. Bernard Clerfayt et Olivier Maingain ont un parcours assez semblable. Ils ont quasiment le même âge. Bernard Clerfayt en a 53. Olivier Maingain 56. Ils sont tous deux devenus parlementaires pour la première fois en même temps, c'était en 1989 au niveau bruxellois. Ils sont tous les deux bourgmestres, l'un à Schaerbeek, l'autre à Woluwe-Saint-Lambert.

Pour l'élection du 8 mars prochain, Olivier Maingain s'est donc porté candidat à sa succession. Un poste qu'il occupe sans discontinuer depuis 1995. S'il l'emporte ce serait alors son 7ème mandat.

C'est lui que l'on voit sans cesse dans les médias. C'est lui qui a voulu la scission avec le MR. Un pari réussi sur le plan électoral avec, en plus, le retour au pouvoir des FDF au niveau bruxellois. Mais de tout cela, Bernard Clerfayt n'en a pas vraiment profité. Il n'est pas devenu ministre ou secrétaire d'Etat.

Olivier Maingain reste "confiant"

Réagissant à l'annonce de la candidature de Bernard Clerfayt, Olivier Maingain se dit "confiant": "Incontestablement la qualité du candidat qu'est Bernard, conduira certainement à un débat très ouvert, très franc et très approfondi, tant mieux. Pour le surplus, vous savez, j'ai beaucoup de sérénité parce que je crois que l'on a réussi notamment au cours des élections à démontrer toute la raison d'être des FDF. Raison de plus pour être confiant pour l'avenir".

Notons qu'en devenant président en 1995, Olivier Maingain avait succédé à Georges Clerfayt, le père de Bernard.

Un troisième candidat à Bruxelles

Et le débat à Bruxelles ne se limitera donc pas à Bernard Clerfayt ou Olivier Maingain, puisqu'un troisième candidat s'est fait connaître juste avant la clôture des envois de candidatures? 

"Allez je me lance! Je viens d'envoyer ma candidature à la présidence des FDF", a fait savoir via Facebook, le bourgmestre faisant fonction d'Auderghem, Christophe Magdelijns, précisant qu'il ne comptait nullement faire de la figuration.

Un 4ème candidat à la présidence des FDF en Wallonie

La présidence des FDF en Wallonie est également à pourvoir. Quatre candidats se sont à présent déclarés pour l'élection programmée le 8 mars. Le dernier s'est fait connaître ce lundi. Il s'agit du Hesbignon Edouard de Wasseige (51 ans), domicilié à Wasseiges (province de Liège), dans l'arrondissement électoral de Huy-Waremme.

Le Hesbignon a été élu en 2012 dans sa commune où il siège en tant que conseiller indépendant à l'action sociale. "Je ne compte pas être un président virtuel car je me positionne avant tout comme un candidat de terrain, proche des préoccupations des citoyens", a-t-il déclaré à l'Agence Belga.

Sa candidature s'ajoute à celles des Thudinoises Isabelle Noël et Geneviève Cordier, ainsi qu'au Liégeois Hugues Lannoy. 

RTBF

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